Bompard : « Un jour, Romeyer m’a dit qu’il voulait mourir à Saint-Étienne et que ses cendres soient répandues dans le but »

Le Talk Show Stéphanois
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crédit photo : asse.fr

Interviewé dernièrement par Poteaux Carrés, Alain Bompard s’est exprimé sur la double-présidence en place à l’ASSE depuis maintenant près de quinze ans. L’ancien Président stéphanois (ndlr : de 1997 à 2003) n’y est pas allé de main morte avec le duo Caïazzo-Romeyer et a expliqué avoir beaucoup de mal à comprendre cette gestion bicéphale.

Un chef et pas deux !

« Oh vous savez, le duo Caiazzo-Romeyer, je n’ai pas vraiment de sympathie pour eux. Mais je connais la difficulté de ce poste. Président de l’ASSE c’est dur ! Mais ce qui me paraît contraire à la logique en général, c’est la double appartenance. Ce duo de présidents, je n’arrive pas très bien à comprendre. Pour moi, un chef est fait pour cheffer et il n’y a pas plusieurs chefs ! Sinon tu ne t’en sors jamais ! Aujourd’hui, je pense qu’il faudrait parler d’une seule voix. Alors, remarquez que ce n’est pas un handicap quand tout va bien ! Mais en revanche, quand ça va mal… À un moment donné, les médias, le staff, les joueurs, les supporters, ils veulent connaître l’identité du chef ! Pour pouvoir tirer sur lui quand ça ne va pas ou l’aimer quand ça va bien. Et ils n’en veulent pas deux (rires) ! »

Beaucoup trop de mal à passer la main

« Un jour, Roland m’a dit qu’il voulait mourir à Saint-Étienne et que ses cendres soient répandues dans le but, côté Kop Sud ou Kop Nord, je ne me souviens plus. Quand tu entends ça, tu te dis que c’est dangereux ! À un moment donné, il faut savoir passer la main. Ils auraient dû chercher un autre partenaire il y a 4-5 ans, ne pas être trop gourmands. À l’époque, ils auraient pu trouver un investisseur. Mais je pense que Roland ne veut pas vendre et l’autre veut vendre très cher. Ce n’est pas simple ! »

Un manque d’attractivité par rapport à d’autres villes

« La vie c’est une éternelle partie d’offre et de demande. Il y a toujours un acheteur et toujours un vendeur. Mais il faut décider le prix ! Aujourd’hui, il y a un élément nouveau par rapport à mon époque puisque tu as des investisseurs étrangers qui ont investi fortement dans des villes importantes. C’est plus facile de trouver un partenaire pour Nice, Marseille, Paris, Lyon que pour Saint-Étienne. Ce n’est pas la Riviera, ce n’est pas une ville de fête, c’est plus difficile. Ce critère joue vraiment ! Et puis il y a d’autres éléments, si tu as un aéroport à 500m du stade et que tu viens des Etats-Unis ou du Qatar, c’est plus facile. Tu te poses, cinq minutes après t’es dans un palace cinq étoiles… On parle de types qui vivent de cette façon ! Je pense que demander de telles sommes (ndlr : 50 millions d’euros)…comment dire… moi j’ai vendu le club 13 ou 14 fois moins cher. Et je ne vois pas vraiment la différence au niveau du classement ! »

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