Invité de l’émission « Rothen s’enflamme » sur RMC en fin d’après-midi, Wahbi Khazri est le deuxième acteur de la relégation de l’ASSE en Ligue 2 à s’exprimer après Jean-François Soucasse ce matin. L’occasion pour lui d’évoquer avec transparence ses années dans le Forez et principalement les trois dernières saisons très compliquées qui ont mené le club en deuxième division au terme de cet exercice 2021-2022 chaotique. Le moins que l’on puisse dire est que l’international tunisien ne porte visiblement pas dans son cœur un certain Claude Puel… Extraits.

Khazri n’était pas venu pour vivre de telles saisons

« Il y a eu trois saisons très compliquées, tant sur le plan personnel que collectif. C’est vrai que ça n’est pas ce pourquoi j’avais signé à Saint-Étienne à la base mais voilà, c’est comme ça. J’étais venu il y a quatre ans pour un club ambitieux qui voulait jouer l’Europe. La première année s’est très bien passée avec Jean-Louis Gasset. On a performé, fini 4ème et on s’est battu jusqu’à très peu de journées de la fin pour la 3ème place. C’était une superbe saison avec un groupe soudé. »

Un projet qui a changé avec l’arrivée de Puel

« Ensuite le projet a changé pour je ne sais quelle raison. Une raison financière ? Euh, pas pour tout le monde. Des personnes qui sont arrivées on eu des gros salaires aussi (ndlr : en référence à Claude Puel). C’est là où c’était contradictoire. Moi on m’a très clairement fait comprendre qu’il fallait que je m’en aille. On m’a convoqué dans un bureau en me disant que je ne pouvais pas jouer attaquant pour certaines raisons, que je ne pouvais pas jouer derrière l’attaquant pour certaines raisons, ni non plus sur un côté pour certaines raisons aussi. On m’a fait m’entraîner à 12h30 à 3 sur un grand terrain. Je n’ai pas rouspété, j’ai rien dis, parce que la priorité c’est le club et je ne suis pas un joueur à faire des problèmes. J’ai pris mon mal en patience et on a fait appel à moi l’an dernier. J’ai répondu présent parce que je suis un compétiteur et quand je joue pour un club je défends ses couleurs au maximum. Ça c’est bien passé, j’ai été performant et j’ai réussi à marquer quelques buts qui ont permis au club de se sauver. On a tous été solidaires et on est sorti de cette mauvaise passe. Je pense notamment à des joueurs comme Debuchy, un joueur cadre, qui a aidé le club. »

Un groupe qui n’avait pas le niveau pour la Ligue 1

« Cette saison malheureusement le projet mis en place… clairement on avait pas le niveau pour la Ligue 1. Il y a des jeunes joueurs qui ont été lancé, qui ont fait le maximum. Aucun joueur n’a triché, les mecs se sont donnés à 200% mais à un moment donné ce qui fait la différence en Ligue 1 ce sont les joueurs de talent qui font des différences et des joueurs de haut-niveau. Nous malheureusement je pense qu’on avait un groupe trop jeune et c’était compliqué d’exister en Ligue 1. En ayant 12 points à la trêve c’est encore plus compliqué, on partait de très très loin. Pascal Dupraz est arrivé et a fait son maximum. Il a remis un peu l’équipe sur le droit chemin. On a réussi à accrocher cette place de barragiste qui à la trêve était très très mal barrée (ndlr : en réalité l’équipe n’avait que 3 points de retard sur le 17ème au moment du départ de Puel). Ensuite il est arrivé ce qui est arrivé. »

Assumer malgré la tristesse

« Nous, les joueurs, il faut qu’on assume car c’est nous qui étions sur le terrain. On a pas réussi à sauver le club. On est triste et désolé pour les supporters car c’est un club mythique. C’est facile de dire qu’on est triste mais c’est vraiment sincère. Une descente dans une carrière ça marque. Tous les joueurs étaient marqués et affectés par cette relégation (…) J’assume le fait qu’on ait pas fait le boulot sur le terrain pour sauver le club parce que je fais partie de l’équipe. On a pas fait les choses comme il fallait et on le regrette. On est vraiment navrés pour le club et les supporters car ce club mérite mieux. »

Les actionnaires doivent prendre leurs responsabilités

« À un moment donné il faut que chacun prenne sa part de responsabilité et se demande pourquoi le club en est là maintenant. Ce qui est dommageable c’est d’avoir des actionnaires qu’on ne voit jamais. Ce club est à l’abandon total. Le groupe était jeune donc les joueurs faisaient abstraction de ça mais ce qui est important dans un club c’est que quand c’est dur d’un côté, tu vas chercher des ressources ailleurs. Vu que footballistiquement on était limités et bien peut-être que de créer cet esprit famille tous ensemble on aurait pu grapiller quelques points par-ci par-là. Il faut que chacun prenne ses responsabilités. Si ça fait trois ans que le club joue le maintien, ce qui n’est pas normal à l’ASSE, c’est qu’il y a des choses qui ont mal été gérées, mal faites. »

Une vente nécessaire selon Khazri

« Je pense sincèrement que pour aller mieux il faut vendre le club. Quand tu es président ou actionnaire d’un club il faut l’aimer, être présent, être derrière les joueurs. Roland Romeyer est amoureux de ce club bien sûr et Bernard Caïazzo je ne vais pas parler à sa place, je ne l’ai pas vu, je ne le connais pas. Je ne suis pas là pour critiquer qui que ce soit mais je pense que club mérite d’avoir un président ou des actionnaires qui sont présents. »

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