Comme rapporté par le site Poteaux Carrés, Loïc Perrin s’est confié récemment à TL7 dans un long reportage intitulé « Loïc Perrin, l’enfant du Pays ». L’occasion pour lui d’évoquer les différents entraîneurs qu’il a connu chez les Verts et de révéler ceux qui l’ont le plus marqué.

Ses meilleures années avec Galtier

« J’ai vécu avec Christophe Galtier mes meilleures années. C’est un entraîneur qui me correspondait. Je me faisais plaisir car on avait une équipe avec une vraie mentalité stéphanoise. La Coupe de la Ligue remportée en 2013, ça a été un peu l’apothéose de ma carrière. Ce que Christophe Galtier a fait, c’est assez exceptionnel. Déjà au niveau des résultats. Rester huit ans à la tête de l’équipe, c’est exceptionnel. C’était sa volonté de partir, il avait rendu beaucoup de services au club et on arrivait à la fin d’un cycle. »

Oscar Garcia lui a plu

« Oscar Garcia a repris l’équipe, j’ai beaucoup aimé travailler avec lui. C’est une autre façon de travailler, à l’espagnole, avec beaucoup de jeu avec ballon. Les entrainements étaient très dynamiques. Pas très longs mais avec beaucoup d’intensité. J’ai aimé sa personnalité aussi, il faisait beaucoup confiance aux joueurs. Je suis content qu’Oscar ait retrouvé la Ligue 1 à Reims. On est toujours en contact même s’il est resté très peu de temps à Sainté. Attention, ce n’est pas que ça n’a pas marché avec Oscar. C’est qu’il a décidé de partir après malheureusement la claque reçue dans le derby. Je ne sais plus quel était le classement après ce fameux match mais on était encore dans la première moitié de tableau. On avait plutôt fait un bon début de saison. Après, il a ses raisons d’avoir voulu partir mais ce n’est pas forcément sportivement. On ne peut pas résumer son bilan à ce derby. »

Gasset a ramené la confiance… et des stars !

« Jean-Louis Gasset est arrivé pour épauler Julien Sablé au départ. On a senti tout de suite le personnage, le charisme de Jean-Louis. Il est quand même passé par l’Équipe de France avec Laurent Blanc, par le PSG sous l’ère qatarie donc avec les plus grands joueurs du monde. Il s’est adapté au club dans lequel il est arrivé, à Saint-Étienne et a redonné confiance à tout le monde, à tout un groupe. C’est la base quand ça va mal, retrouver le plaisir, la confiance. Lui, il a eu les mots, il a dépensé beaucoup d’énergie pour ça. Jean-Louis a eu aussi les contacts pour faire venir des joueurs importants. Quand t’as des anciens internationaux qui arrivent dans l’équipe, tu te sens fort en fait. Collectivement tu te sens fort. Sur le papier, je pense que c’est la meilleure équipe qu’on ait eue. Sportivement on a fait quelque chose d’extraordinaire. La deuxième saison, on a fini quatrième, aux portes des barrages de la Ligue des Champions. Quand t’as des Debuchy, M’Vila, Cabella dans ton équipe… Pour Saint-Étienne, c’est des stars ! »

Puel, une autre façon de travailler

« Claude Puel, c’est encore un changement, encore une autre façon de travailler. Lui il a connu des débuts plutôt réussis. Il arriver pour le derby, qu’on prépare un peu à l’arrache. Il y a eu peut-être deux ou trois séances avant le derby. On remporte le derby avec le but de Robert à la fin, magnifique ! Le stade explose, super souvenir… Il met une autre façon de travailler en place. Chaque entraîneur à sa façon de faire. T’apprends plein de choses en connaissant un nouvel entraîneur. »

Galtier, Antonetti et Gasset l’ont marqué

« S’il fallait ressortir le ou les entraîneurs qui m’auront marqué, forcément il y a Christophe Galtier. C’est avec lui que j’ai travaillé le plus longtemps, je me suis épanoui avec lui. Il correspondait vraiment aux valeurs de Saint-Étienne et avait su s’adapter, même en étant marseillais. Il n’y a qu’à en parler au public, il a laissé une image incroyable. Après il y a Frédéric Antonetti, même si au final je l’ai très peu connu. Je me suis toujours lui : « Si ça n’avait pas été lui à cette époque, est-ce que j’aurai fait une carrière de foot ? » Peut-être pas ! Ça tient parfois à ça une carrière, ça tient à une rencontre. Il a été important pour moi. Après, il y a aussi Jean-Louis Gasset qui m’a marqué par son côté humain, sa capacité à manager une équipe et des ego. Attention, l’ego d’un joueur de foot n’est pas évident. Mais lui arrivait à gérer un groupe de 25 joueurs. »