Les Verts se sont inclinés 1-0 hier face à Amiens à Geoffroy Guichard après une énième rencontre insipide. Il s’agit de la 5ème défaite à domicile pour des joueurs qui semblent craindre de gagner dans leur propre stade. Une fois n’est pas coutume, nous avons décidé de donner une note globale à toute l’équipe étant donné qu’il est impossible de distinguer un joueur plus qu’un autre.

L’AS Saint-Étienne (3) :

Dominants durant les trente premières minutes, les Stéphanois n’ont pourtant pas réussi à se procurer de véritables occasions pendant leur temps fort. Il y avait du mouvement dans tous les compartiments du jeu, mais tout semblait très mécanique et peu franc. Un faux rythme s’est donc installé, dans lequel les joueurs ont semblé se complaire totalement. Une impression très désagréable de suffisance est apparue, comme si les joueurs pensaient qu’avoir le logo orné de l’étoile sur leurs maillots suffisait pour remporter un match à Geoffroy Guichard.

Les Amiénois ont eu besoin d’une seule occasion pour marquer. Le plus inquiétant fut que les Stéphanois n’ont pas eu l’air dépité de ce but, comme s’ils pensaient que leurs noms suffisaient pour revenir à la marque. Ce ne fut bien sûr pas le cas. Comment expliquer cela ?

Un manque de caractère ? Certainement. Aucun leader ne semble prendre les rênes lorsque l’équipe est en difficulté.

De la suffisance ? Bien sûr. Après chaque victoire, les joueurs abordent leur partie différemment, comme ce fut le cas contre Laval ou hier. On peut imaginer qu’on a affaire à des joueurs qui se pensent, pour certains, trop forts pour la Ligue 2.

La peur ? C’est en tout cas ce que Dall’Oglio a évoqué en conférence de presse en disant que ces joueurs étaient timorés à Geoffroy Guichard. Pourtant, ils n’ont absolument rien à craindre. Les supporters les soutiendront toujours s’ils se donnent à fond et s’ils arrêtent de tricher sur le terrain.

Il manque un élément déterminant à cette équipe : la capacité à enflammer un match. Cela se voyait comme le nez au milieu de la figure hier. Les Verts n’osaient ni accélérer ni dépasser leurs fonctions.

Il faut vite que les Verts trouvent le moyen d’imposer de la folie dans le jeu, de mettre du caractère dans chaque match, de ne plus avoir peur et surtout ne plus être suffisants. Le seul point positif de la rencontre contre Amiens est que le coach Dall’Oglio semble avoir parfaitement identifié les problèmes qui gangrènent cette équipe depuis trop longtemps.