De la lumière en plein, jusqu’à l’ombre en silence
Les maux en contraste de cette énigmatique chanson de mon adolescence s’imposent à moi. Nous étions à notre place sous la lumière crue des projecteurs de la ligue 1, me voilà abattu dans les ténèbres obtus de mes sentiments et de la ligue 2.
- De la lumière en plein, jusqu’à l’ombre en silence
- Petite sœur de mes nuits. Ça va me manquer tout ça. Sache que je n’oublie rien.
- Toujours à l’horizon. Des soleils qui s’inclinent. Comme on n’a pas le choix, il nous reste le cœur
- À Lubo, À la joie, À la beauté des rêves, À la mélancolie, À l’espoir qui nous tient
Petite sœur de mes nuits. Ça va me manquer tout ça. Sache que je n’oublie rien.
Voyez la vacuité de ma vie, si vous ne comprenez pas le sens que le football lui donne. Mais l’ASSE et le football, synonyme dans l’hémisphère droit de mon encéphale, sont cette passion déraisonnable où mes pensées s’égarent. Comme un refuge, comme un passe-temps quand mes idées sont lasses.
Toujours à l’horizon. Des soleils qui s’inclinent. Comme on n’a pas le choix, il nous reste le cœur
Au crépuscule d’une saison dont l’issue était aussi inéluctable que celle des jours qui s’éteignent. Elle était pourtant de ces journées que l’on veut faire durer, enivrés de la compagnie et de l’instant. Le mal aigu des sommets avait le goût du nectar face à l’ivresse des profondeurs qui s’ouvre à nous. Mais puisque la nuit finit par gagner même sur les jours les plus parfaits, alors il nous reste l’amour.
À Lubo, À la joie, À la beauté des rêves, À la mélancolie, À l’espoir qui nous tient
L’amour, quand il est sincère, oublie l’âpreté, et ne se souvient que du beau. Il se rappelle la joie, la beauté des gestes, il embrasse la mélancolie. Elle n’est que la révolution d’une idylle qui refuse de s’effacer à jamais. Avec l’orgueil ordinaire de penser qu’il nous est dû que l’aube succède à la nuit, nous voilà rempli d’espoir. Déjà.
Parce que ce club est unique puisqu’il est le mien
Puisque ce Vert ne vire jamais au pastel,
Puisqu’un peuple, parce qu’un un mythe,
Parce que dix titres de champions de France,
À ton étoile.










