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David Wantier revient sur son travail effectué à l’ASSE

Ancien responsable de la cellule de recrutement de l’ASSE, David Wantier est aujourd’hui redevenu agent de joueurs et a pris le temps récemment de répondre aux questions d’En Vert Et Contre Tous. Il a notamment fait une sorte de bilan de son aventure stéphanoise et a amené des réponses assez claires à ses nombreux détracteurs en expliquant dès le début qu’il ressortait de son passage une balance financière positive. Extraits.

Une balance positive et la création d’une cellule pour identifier les jeunes talents du club

« En cinq ans, j’ai recruté pour environ 65M€ et vendu pour près de 100M€. Il y a déjà une balance positive. De ces campagnes de recrutement-là, il reste encore des joueurs qui sont des actifs du club. On va prendre pour exemple Harold Moukoudi, arrivé gratuitement et qui sera peut-être revendu un jour, Denis Bouanga, Zaydou Youssouf. La particularité aussi, c’est qu’on avait mis en place au sein du club et je n’étais pas seul, tout le club y était associé, Dominique Rocheteau ou encore Julien Sablé, une cellule qui visait à identifier les talents sur lesquels le club allait pouvoir s’appuyer dans les années à venir. Pendant cette période-là on a signé professionnel des joueurs comme Saliba, Fofana, Moueffek, Nordin, Abi, Camara… Toujours joueurs qui aujourd’hui font partie d’une ossature de l’équipe pro. C’était important. Tous les joueurs que nous avions identifiés, aucun, contrairement à ce qu’il peut se passer dans d’autres clubs comme Lyon ou Paris, aucun n’est parti avant d’avoir pu jouer au plus haut niveau. Cela nous a aussi permis de bien vendre Wesley Fofana ou William Saliba. C’est important pour la survie du club. Lorsqu’on parle de bilan, il ne faut pas oublier ça. »

Une réussite sportive

« Déjà, ce n’est pas le bilan d’une seule personne. Il a fallu monter une cellule de recrutement qui n’existait pas avec des gens qui ont travaillé au quotidien. Pendant les cinq années, la plus mauvaise place du club, c’est une 8e place. On a aussi terminé 4e. Le plus important, c’était la réussite sportive et elle a été au rendez-vous. On a eu l’opportunité de faire venir des joueurs importants dans cette période-là. Mathieu Debuchy qui est toujours dans l’effectif, Jordan Veretout, Kévin Malcuit, Neal Maupay qui aujourd’hui réussit pleinement en Premier League, Yann M’Vila. On a pu faire signer Harold Moukoudi qui était libre et faisait l’objet de nombreuses convoitises. Même Yvann Maçon plus récemment, on a eu cette capacité de faire venir et signer la plupart des joueurs que nous convoitions. »

Quelques regrets

« Au niveau des échecs, on a toujours eu à chercher un attaquant. Même s’il ne faut pas négliger que Robert Beric a fait les beaux jours de l’ASSE. Il y a eu une volonté collégiale de faire venir Loïs Diony, on pensait que le mariage serait plus fructueux. On a eu la chance de réaliser la plupart des transferts ou prêts que l’on souhaitait faire. Les dirigeants nous ont toujours aidé dans la mesure du possible. Il n’y a pas de regrets particuliers. Simplement, à l’époque, lorsqu’on fait venir Jordan Veretout en prêt, on est à deux doigts de le conserver. Il signe finalement à la Fiorentina, c’est le seul garçon qu’on avait la volonté de finaliser et qui n’est pas resté. Chose qu’on a réussi à faire avec Cabella par exemple. »

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