Beaucoup plus discret dans les médias qu’à une certaine époque, Bernard Caïazzo s’est exprimé dernièrement dans Le Monde concernant le salary cap. Le Président du conseil de surveillance de l’ASSE a expliqué que le club avait été dans l’obligation de changer de système pour rester compétitif mais qu’il aimerait beaucoup que ce modèle économique soit instauré pour tous les clubs d’Europe.

La crise sanitaire pourrait entraîner une prise de conscience

« On est le seul club de Ligue 1 à produire, pendant dix années consécutives, l’an passé compris, un résultat financier équilibré. L’idéal serait que l’on impose que les masses sa­lariales ne dépassent pas plus de 50 % ou 60 % des revenus du club. Si on instaure un salary cap uniquement en France, on va tuer toute compétitivité des clubs fran­çais. À Saint-Étienne, les supporters nous reprochaient notre manque d’ambition, et, avec notre limite fixée à 90 000 euros par mois et par joueur, certains joueurs sont venus nous dire qu’on leur proposait davan­tage ailleurs. On a été obligés de mettre fin à notre pratique parce que les autres ne le faisaient pas, et qu’on ne pouvait plus faire face sans baisser au niveau sportif. Je continue de militer pour un salary cap mais au niveau européen, la crise due au Covid ayant fait prendre conscience qu’on ne peut pas rester dans pa­reille course à l’armement perma­nente. »