Le magazine bimestriel Vestiaires à consacré un important dossier au coach de l’ASSE, Claude Puel, et lui a donné la parole afin qu’il explique un peu plus en détails sa philosophie. L’expérimenté entraîneur français évoque notamment son côté éducateur, son besoin de toujours vouloir développer son équipe ainsi que sa préférence de profil de joueur. Extraits.

Un éducateur avant tout

« Je me suis toujours senti comme un éducateur qui exerce au haut niveau. Je ne suis pas un simple utilisateur de joueurs. Moi, le garçon, j’ai besoin de le développer, même à un âge avancé. Tu vas moins vite désormais ? On va travailler ta lecture du jeu. La vitesse, tu ne dois plus l’avoir dans ton corps mais dans ta tête. Le plus dur à acquérir, notamment chez les jeunes, est la simplicité au service de l’efficacité, tout en conservant la créativité et le talent à utiliser au bon moment, pour surprendre. »

Toujours dans le développement de son équipe

« J’ai la prétention de vouloir que mon équipe impose son jeu contre n’importe quel adversaire, tout en adaptant ses réponses, sur le moment, aux problèmes qui lui sont posées. Et, en cela la longue période à huis clos nous a été profitable, paradoxalement, car je pouvais davantage me faire entendre des jeunes, les aider… Là, c’est devenu plus compliqué. Toujours est-il que je reste focus sur mes joueurs. Tout changer avant un match en particulier, ce n’est pas moi. Je ne suis pas un entraîneur de coup. Je suis dans le moyen terme, animé par la volonté de développer mon équipe, encore et encore. »

Priorité à des joueurs qui correspondent à ses attentes sur le plan technique

« Moi, je préfère des joueurs qui ont moins d’expérience mais qui correspondent techniquement à ce que je recherche, c’est-à-dire repartir correctement de derrière, et dotés d’un vrai potentiel. Entre un vieux briscard expérimenté et limité, et un jeune qui va progresser et qui représente l’avenir du club, sportivement et financièrement, mon choix est tout fait. C’est ce que j’ai entrepris à Lille, à Nice, et que j’essaye de faire aujourd’hui à Saint-Étienne. »