On y va tout droit, à qui la faute ?

Le Talk Show Stéphanois
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crédit photo : asse.fr

Cette semaine, l’équipe du Talk Show Stéphanois a décidé de faire part des avis de chacun de ses membres sur le naufrage actuel des Verts en Ligue 1. Pour rappel, nous ne sommes pas journalistes, mais simplement des supporters passionnés par l’actualité de notre club. Nous serons donc ravis de recueillir également vos points de vue, toujours dans le respect des opinions de chacun.

Qu’elle semble bien lointaine cette époque où, le soir du 2 juin 2024, Saint-Etienne fêtait ses héros, les Stéphanois s’offrant un retour en Ligue 1 au terme de deux ans passés au purgatoire de la Ligue 2. Désormais 17èmes de Ligue 1 au terme de cette 24ème journée de championnat, les Verts inquiètent. Pire, ils nous désespèrent.

Si cette soirée du 2 juin 2024 fût une folle nuit d’ivresse, la gueule de bois est encore de mise au soir du 1er mars 2025. Alors que toutes les planètes semblaient s’aligner pour vivre un fracassant retour en Ligue 1, nous sommes désormais plus proches de retrouver l’antichambre du football français que de caresser à nouveau des rêves d’Europe (bien évidemment, nous nous doutions tous que l’ASSE lutterait pour son maintien).

Alors, à qui la faute ?

Une nouvelle direction aux abonnés absents

Alors que Roland Romeyer et Bernard Caïazzo passaient les clés du club à Larry Tanenbaum, l’espoir était de mise. De nouveaux moyens, un nouvel homme fort (Ivan Gazidis), de nouvelles méthodes : tout semblait réuni pour que l’ASSE, fraîchement remontée en Ligue 1, entre dans une nouvelle ère. Malheureusement, tout ne s’est pas passé comme nous l’espérions.

Ivan Gazidis gouverne le club depuis l’étranger, imaginant sans doute pouvoir compter sur une organisation similaire aux grands clubs qui font les plus belles lignes de son CV (Arsenal & le Milan AC). L’homme d’affaire originaire d’Afrique du Sud ne se rend que très rarement dans le Forez, s’appuyant sur ses collaborateurs (Huss Fahmy & Jaeson Rosenfeld) ainsi que sur les hommes déjà en place (Jean-François Soucasse, Loïc Perrin & Samuel Rustem).

Et si la plus grosse erreur de Kilmer Sports Venture était donc d’avoir cru s’offrir un club au fonctionnement digne de son palmarès ? Malgré la remontée en Ligue 1, tout était à reconstruire dans ce club, et les nouveaux dirigeants semblent avoir omis ce point-là.

Il semblerait également que ces nouveaux dirigeants aient sous-estimé cette Ligue 1, pensant se diriger vers un maintien tranquille dès le début de l’exercice en cours. Bien évidemment, peut-être avaient-ils pensé arriver à la tête d’une équipe encore en Ligue 2 ? Si cela était le cas, leur travail n’aurait-il pas dû être d’anticiper les deux scénarios ?

Quoi qu’il en soit, l’arrivée de Kilmer Sports Venture n’a pas eu l’effet attendu et espéré par les supporters. En cas de maintien des Verts en Ligue 1, il ne reste plus qu’à espérer que nos nouveaux dirigeants apprennent de leurs leçons, mais aussi l’importance de ce maillot vert et de ses supporters dans le patrimoine du football français.

Un ancien triumvirat plus à sa place ?

Si l’ASSE a retrouvé l’élite du football français sous l’ère Roland Romeyer & Bernard Caïazzo, celle-ci s’appuie encore sur certains membres de cette époque, à savoir Jean-François Soucasse, Samuel Rustem et Loïc Perrin.

Alors oui, ces messieurs ont connu la remontée du club en Ligue 1, mais n’oublions pas qu’ils ont également connu la descente aux enfers des Stéphanois. Ceux-ci semblent aujourd’hui mis sous tutelle par Kilmer Sports Venture, alors pourquoi les conserver au club si leur expérience ne permet pas de pérenniser la situation du club ?

Pourquoi conserver un Loïc Perrin, adulé en tant que joueur et décrié en tant que directeur sportif, dont les compétences à la tête du recrutement stéphanois sont remis en cause depuis plusieurs années ?

Bien évidemment, ces trois acteurs semblaient destinés à permettre une transition sereine au sein du club. Mais peut-on vraiment se permettre une transition qui dure assez pour nous ramener en Ligue 2 ?

Après tout, comme on dit, on ne fait pas du neuf avec du vieux…

Des coachs prêts à mourir avec leurs idées ?

Considéré comme héros de la montée la saison dernière, Olivier Dall’Oglio n’aura pas passé un hiver de plus dans le Forez. Avec 13 points au compteur après 15 journées de championnat, l’ancien coach du MHSC a été limogé de son poste, laissant place à Eirik Horneland.

Si l’histoire ressemblait à un compte de fée sous l’ère Romeyer – Caïazzo, celle-ci a littéralement tourné au vinaigre à l’arrivée de Kilmer Sports Venture. Alors que l’ASSE version canadienne se tournait vers l’acquisition et le développement de jeunes joueurs à fort potentiel, cette ligne de conduite ne semblait pas en adéquation avec les idées de l’ancien Brestois qui réclamait des recrues expérimentées, à l’image de Yunis Abdelhamid (avec le succès qu’on lui connaît).

L’ancien coach stéphanois a donc enchaîné les déclarations à sa direction par le biais de la presse, à l’image de « sa liste au Père Noël » en décembre dernier, n’épargnant pas ses jeunes joueurs dans les médias. Peu inspiré tactiquement, ODO a quitté le navire stéphanois sans véritablement avoir tenté de faire briller de jeunes recrues stéphanoises comme Lucas Stassin, auteur de 4 buts et 1 passe décisive depuis son départ.

Pas forcément écouté sur le recrutement stéphanois, ODO a sans doute fait les 6 mois de trop à la tête de l’ASSE, celui-ci ne semblant pas destiné à s’entendre avec ses nouveaux patrons de l’époque. Une triste fin qui laisse des traces du côté des Verts, à l’image du terrible 8-0 encaissé sur les terres niçoises.

S’il avait été convaincant lors de sa première à la tête de l’ASSE, Eirik Horneland ne s’en tire guère mieux que son prédécesseur. Avec une victoire en 9 matchs, le coach norvégien ne semble pas bien parti pour sauver les Verts du triste destin qui semble les attendre.

Oui, l’ASSE joue mieux au ballon que sous les ordres d’Olivier Dall’Oglio, mais celle-ci prend moins de points. L’ancien coach de Brann est venu dans le Forez avec des principes de jeu, mais contrairement à son prédécesseur, celui-ci ne semble prêt à fermer le jeu lorsque l’occasion s’y prête. Résultat ? L’ASSE marque plus de buts, mais en prend toujours autant qu’avant, à l’image des 17 buts encaissés sur les 5 dernières rencontres, avec notamment 8 buts pris à domicile sur les 3 dernières sorties à domicile.

Si l’ASSE est aujourd’hui dans cette situation, elle le doit également à ses entraîneurs, pas prêts à réaliser quelques concessions sur leurs principes et leurs idées de jeu pour rester en Ligue 1.

Peut-on en vouloir aux joueurs ?

Pour finir, nous en venons donc aux principaux acteurs de ces résultats, à savoir les joueurs. Mais la question est, peut-on vraiment leur en vouloir ? Tout bon suiveur des Verts s’est forcément interrogé en se demandant « qui a le niveau de la Ligue 1 dans cet effectif ? ».

Force est de constater que ces joueurs ne semblent pas tricher, ne semblent pas faire preuve de suffisance lors de ces rencontres, et semblent davantage confrontés à un problème commun : leurs propres limites. Bien que certains des Stéphanois présentent encore une certaine marge de progression, ceux-ci ne semblent pas encore taillés pour rayonner en Ligue 1, à l’image d’un Zuriko Davitashvili, capable du meilleur comme du pire.

Bien évidemment, comme décrit en début d’article, ce constat global n’engage que ma propre opinion et ma propre perception des choses.

Pour terminer, je ne souhaite qu’une seule chose à ces Verts version 2024 – 2025, du haut de l’organigramme aux joueurs présents sur le pré : soyez dignes de nos couleurs, pour qu’on puisse à nouveau retrouver l’ivresse du 2 juin 2024.

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