La chronique de Timothée Maymon : Puisqu’en toute chose mesure est bonne…

Le Talk Show Stéphanois
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Souvenez-vous l’été dernier, puisque les frimas d’automne ont eu de l’avance sur le calendrier, mais qu’ils ont provoqué le réveil des Verts.

Souvenez-vous quand Saint-Etienne, chavirée d’une liesse populaire, fêtait ses héros de la bataille de Metz dans les rues de la capitale du football.

C’était il y a 360 minutes en temps de football, c’était il y a 4 matchs à peine.

Et pourtant que n’ai-je pas vu, entendu et lu pendant la trêve ? « ODO n’est pas l’homme de la situation », « Il n’a pas les clefs du vestiaire », « la ligue 1 est surdimensionnée pour lui », « sa position est fragilisée ».

Les bras m’en sont tombés ! Je ne cache pas que j’aime bien Olivier humainement, qu’il a des préceptes novateurs auxquels je suis sensible, mais je fais la part des choses : le bon entraîneur pour Saint-Etienne est celui qui gagne.

Rien d’autre. Il peut s’appeler Dall’Oglio, Antonetti, ou Puel peu importe ! (Non, je déconne : pas Puel !)

Alors oui, le football va de plus en plus vite, c’est vrai qu’on laisse de moins en moins de temps et que les cycles de cinq ans sont devenus des piges de deux ans.

Mais doit-on se résoudre à cela ? Être stéphanois n’est-ce pas avoir de la mémoire, de la reconnaissance ? Depuis quand le peuple Vert veut brûler ses idoles après 3 défaites.

Évidemment, les médias et les réseaux sociaux nous dictent l’urgence et des avis qui, s’ils ne sont pas tranchés, n’attirent pas l’attention. Et pourtant !

Et pourtant tous les matchs ne sont pas soit lamentables, soit magnifiques. Chaque prestation n’est pas soit exceptionnelle soit déplorable. Et chaque situation de club n’est pas soit dramatique, soit absolument saine.

Je suis convaincu qu’il y a bien plus de 40 nuances de gris entre les deux et que chaque analyse demande pondération et tempérance. Dans un monde d’extrême dans les analyses et malheureusement dans le reste, la tiédeur ne pourrait-elle pas devenir ou plutôt redevenir synonyme de bon sens ? Le manichéisme n’est pas la seule voix.

Laissons à Paris, à Marseille et à Lyon l’urgence du résultat, laissons à ce football pressé ses travers d’impériosité.

Nous sommes Sainté, nous donnons du temps et de la confiance, nous sommes reconnaissants et connaisseur de foot.

ODO aura tout le temps d’être remercié si ses résultats ne sont pas à la hauteur de nos espoirs, mais pas après 3 matchs, pas après 270 minutes de football.

Ne laissons pas l’urgence, travers de ce foot moderne, passer par nous, car en toute chose mesure est bonne…

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