Prêté à Hatayspor pour cet exercice 2020-2021, Alexandros Katranis a réalisé de belles performances en Turquie et s’apprête à regagner le Forez dans les semaines à venir. Interviewé dernièrement par le média grec Sport 24, le latéral gauche de 23 ans s’est justement confié sur sa saison et sur son avenir. Extraits.

Un joueur en bien meilleur forme !

« Il y avait une part d’inconnu quand j’ai rejoint ce club promu pour la première fois de son histoire dans l’élite turque. Mais je me suis bien adapté, ça a bien marché pour moi cette saison. On a longtemps été à la course pour décrocher une place européenne, ça c’est joué sur des détails et c’est finalement Sivasspor qui nous a dépassé pour décrocher cette 5ème place. L’équipe m’a aidé à m’améliorer. Je suis en bien meilleure forme depuis l’été dernier. Quand j’étais en Grèce, on mettait en avant mes qualités de bon défenseur mais on s’interrogeait sur mon apport offensif. J’ai progressé dans ce domaine. J’ai marqué un but, j’ai délivré quatre passes décisives. »

Un avenir indécis

« Je ne sais pas où je serai la saison prochaine mais je peux dire que je ne resterai pas à Hatayspor. Je suis encore sous contrat avec Saint-Étienne jusqu’en 2022. Il faudra trouver une solution avec le club. Chaque été ils disent que j’irai en équipe A ou en équipe B et finalement je pars. On verra ce qui va se passer, j’ai une confiance absolue en mes agents. Chaque fois que je suis revenu à Saint-Étienne ou la première saison là-bas, je n’ai pas joué mais ils m’ont beaucoup soutenu, c’est une grande équipe française. Mais prendre le risque de rester pour jouer zéro, deux ou cinq matches alors que je sors d’une saison à 22 matchs… »

Avoir la confiance de l’entraîneur

« Le plus important, c’est d’avoir la confiance de l’entraîneur. Quand je suis allé à Saint-Étienne, Oscar Garcia était l’entraîneur mais il est parti au bout de trois mois. On m’a dit que je devais améliorer certaines choses pour jouer en Ligue 1. Ses successeurs ne m’ont pas fait jouer. Quand un nouvel entraîneur arrive et que l’équipe ne va pas bien, il cherche des moyens de la remonter, il ne va pas forcément lancer des jeunes, non pas parce qu’il n’en a pas envie mais parce qu’il n’a pas le temps de le faire à ce moment-là. »

Des moments difficiles dans le Forez

« Moi, lorsqu’on me demande quelle est ma plus grande folie, je réponds que je suis parti en France à l’âge de 18 ans. Je me suis fait tatouer à une époque où les choses n’allaient pas bien à Saint-Étienne. Je l’ai vu comme un soulagement. Je n’étais pas bien et je l’ai vu comme une issue. Parmi mes huit tatouages, j’en ai un d’un homme qui marche avec un loup. Parce qu’à ce moment-là j’étais seul, un loup solitaire. Je n’avais personne à qui me confier. Lorsque j’allais à l’entraînement, j’étais seul. Quand je rentrais de l’entraînement, j’étais seul. J’ai eu du mal et j’ai pleuré plusieurs fois. Quand je ne jouais pas, j’étais bouleversé. J’ai déjà quitté ma maison à minuit et me suis promené. Je me demandais où j’étais et pourquoi cela m’arrivait. Mais le lendemain, je devais aller m’entraîner et je laissais tout derrière moi. »

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