Souvenez-vous, il y a un an, l’ASSE s’apprêtait à jouer sa dernière carte dans la course à la montée, les Verts étant condamnés à disputer les play-offs face à Rodez pour espérer retrouver le chemin de l’élite du football français après deux ans passés au purgatoire de la Ligue 2.
Après un match maîtrisé face aux Ruthénois et une double confrontation mémorable face au FC Metz, les Verts retrouvaient la Ligue 1 et étaient cédés au groupe canadien Kilmer Sports Venture. Un scénario idéal qui laissait entrevoir de beaux espoirs pour l’avenir, les supporters des Verts se prenant à rêver d’un avenir plus serein.
Un an plus tard, force est de constater que les jours heureux semblent encore lointains, les Verts étant condamnés à espérer un alignement des planètes samedi soir pour aller accrocher les barrages et sauver leur peau en Ligue 1.
Si bien des choses peuvent être remises en cause au terme de cette saison, notamment l’appréciation de KSV sur la construction d’un effectif capable de survivre en Ligue 1, tout n’est pas à jeter.
Cette équipe 2024 – 2025 a clairement démontré cette saison qu’elle n’avait pas le niveau pour évoluer en Ligue 1, notamment avec une défense aux abois (74 buts encaissés), c’est un fait. Néanmoins, malgré leurs limites, les hommes d’Eirik Horneland n’ont jamais abandonné, réussissant souvent à terminer leurs rencontres avec les louanges de leurs adversaires, admiratifs de l’état d’esprit d’une équipe qui a toujours souhaité s’en sortir par le jeu.
Valeureux guerriers dans le derby du 20 avril, les Stéphanois ont montré que, malgré leurs faiblesses, leurs doutes, ils étaient capables de tenir tête à leurs adversaires en profitant du supplément d’âme offert par un Chaudron qui ne demande qu’à les accompagner dans leur quête d’exploits.
Il y a encore quelques jours de cela, il ne restait que 5% de chances que les Verts accrochent les barrages. Aujourd’hui, il paraîtrait que celles-ci s’élèvent désormais à un peu plus de 25%. Pas forcément maîtres de leur destin, les hommes d’Eirik Horneland pourront toutefois compter sur leur atout numéro 1 : Geoffroy-Guichard.
Dans un Chaudron en ébullition, nul doute que ce pourcentage n’aura plus aucune valeur. Car contrairement à 2022, où la descente n’était autre que le fruit d’une équipe sans âme, comptant de nombreux mercenaires ayant déjà la tête ailleurs, ces Verts-là ont de l’âme.
Ces Verts-là, quasiment relégables toute la saison, ont réussi à gagner le soutien de Geoffroy-Guichard tout au long de la saison, conscient de leurs limites, mais aussi de leur état d’esprit. Parce que le Chaudron ne réclame pas des stars, mais des guerriers.
Alors, messieurs les joueurs, si jamais vous lisez ces mots, sachez que, plus que jamais, nous sommes derrière vous. Plus que jamais, nous donnerons de la voix samedi soir pour aller accrocher ces foutus barrages.
N’oubliez pas que les batailles ne sont pas gagnées par les plus forts, ni par les plus rapides, mais par ceux qui n’abandonnent jamais.
Et un Stéphanois n’abandonne jamais.










