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Vincent Labrune : « Il faudrait être fou pour refuser Amazon »

Comme vous devez sûrement déjà tous le savoir, la LFP a trouvé un accord récemment avec Amazon au sujet des droits TV de la Ligue 1, l’entreprise américaine possédant désormais 80% des matchs du championnat. Interviewé dans le quotidien L’Équipe, le président de la Ligue, Vincent Labrune, a commenté et expliqué ce choix. Extraits.

Préparer le futur et ne pas penser à court terme

« Pour la première fois depuis notre arrivée, on a eu un sujet positif. Avant, depuis la défaillance de Mediapro, on subissait en permanence les événements. Là, on avait deux bonnes propositions et c’était appréciable d’avoir les cartes en main avant de prendre une décision aussi importante pour l’avenir du football français. Canal + et beIN avaient objectivement un atout majeur : la visibilité de notre produit à court terme. Mais, à la LFP, notre job ce n’est pas de gérer le quotidien de façon minimaliste et conservatrice. Notre boulot c’est de préparer le futur à travers des réformes ambitieuses sur le moyen terme. »

Le choix de la raison

« Dans cette logique-là, Amazon est le choix de la raison. Il faut arrêter de dire qu’Amazon est invisible. De notre point de vue, c’est tout le contraire. On se projette sur 2025-2030. Amazon va remettre la Ligue 1 au centre de la vie quotidienne des Français. On semble oublier qu’Amazon est le carrefour du mode de consommation des fans qui ont moins de moyens. Amazon, ce n’est pas un acteur qui n’existe pas, ce n’est pas Téléfoot (la chaîne lancée et arrêtée très vite par Mediapro) qui part de zéro. C’est un outil qui est reçu par 10 millions de foyers en France, le double des foyers abonnés à Canal +. »

Amazon, un partenaire que tout le monde s’arrache

« J’en profite pour dire qu’Amazon était mieux-disant financièrement. Dans la situation où se trouvent les clubs, il était difficile d’expliquer que 60 millions garantis de plus par an, c’était moins bien que 78 millions hypothétiques, comme le proposait Canal +. Sur 600 millions d’euros de droits, ça fait quand même un écart de 10 %. Il faut comprendre le traumatisme vécu par les clubs avec l’affaire Mediapro. On passe d’un acteur qui n’était pas réputé pour sa solvabilité, c’est le moins que l’on puisse dire, à la deuxième plus grosse entreprise mondiale qui pèse plus de 1 600 milliards de capitalisation boursière. Amazon a vocation à devenir l’un des plus gros acteurs du marché des droits sportifs dans les vingt ans qui viennent. Et c’est accessoirement un partenaire que toutes les ligues du monde entier s’arrachent et rêvent d’avoir pour le futur. Il faudrait être fou pour refuser Amazon, laisser passer ce train, et prendre le risque qu’il ne revienne pas la prochaine fois. »

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