Que ce match fut fort en émotions. D’un côté comme de l’autre, les rebondissements ont sans doute fait passer l’émotion avant la raison. Outre la subjectivité obligatoire de tout supporter d’une équipe dans ce genre de match à enjeu, l’arbitre lui, se doit d’être impartial. Ainsi, nous avons demandé à Philippe Malige, ancien arbitre professionnel de Ligue 1, de revenir pour nous sur des décisions de ce match, de manière objective.

Situation 1 : Le carton rouge pour Metz

« Le carton rouge est indiscutable. Les semelles sont difficiles à juger à vitesse réelle car il faut voir l’endroit de l’impact. Ici, la VAR intervient à bon escient et l’arbitre revient fort logiquement sur sa décision. »

« Le carton rouge est tellement évident et l’arbitre a pu en avoir confirmation grâce à la VAR, que ça n’a pas instauré de doute dans son esprit, il a ainsi pu arbitrer la suite de la rencontre sereinement. »

Pour rappel, les arbitres assistants de la VAR ont pour rôle de conseiller et d’apporter des informations additionnelles et du contexte autour d’une décision importante. L’arbitre central est seul décisionnaire de la décision à prendre.

Situation 2 : Le penalty pour Georges Mikautadze

« Je que je peux dire c’est que la chute de l’attaquant paraît naturelle, sans amplification et que l’arbitre est bien placé »

Situation 3 : Le but d’Yvann Maçon annulé

« A vitesse réelle, le but m’a semblé valable, mais après avoir visionné les images, l’attaquant percute le gardien qui vient à sa rencontre (là, ça peut passer) mais fait chuter le défenseur, même involontairement cela constitue une faute. Je peux comprendre la frustration des stéphanois, mais pour moi l’arbitre a fait un excellent match, avec des décisions difficiles et courageuses malgré la pression. »

Pour rappel la loi 12 du football intitulée « fautes et incorrections » indique que l’arbitre peut sanctionner d’un coup franc direct une situation où un joueur « de manière imprudente, inconsidérée ou violente fait ou tente de faire trébucher un adversaire »

Merci à Philippe Malige pour son temps et ses analyses.