Auteur d’un magnifique doublé lors du derby la semaine dernière, Lucas Stassin commence à faire parler de lui. L’Equipe nous fait part d’élément expliquant son renouveau depuis un an.
Formé à Anderlecht, Lucas Stassin porte désormais le numéro 32 de l’AS Saint-Étienne, en hommage à l’indicatif téléphonique de son pays natal, la Belgique. Surnommé « l’Inzaghi belge » pour son sens du but précoce, l’attaquant de 19 ans sait qu’il doit encore franchir des étapes. « J’ai compris que je devais travailler beaucoup plus si je voulais devenir un vrai professionnel », confie-t-il.
Depuis la trêve hivernale, Stassin suit un programme individualisé élaboré par Jean-François Lenvain, ultra-marathonien et coach mental réputé, connu notamment pour avoir accompagné le cycliste Remco Evenepoel. Une méthode basée sur un principe simple : la performance passe d’abord par l’équilibre personnel.
Installé seul près du centre d’entraînement Robert-Herbin, à L’Étrat, Stassin a profondément revu son mode de vie. Encouragé par sa sœur, il s’est initié aux langues, au yoga, à la cuisine, et gère désormais son quotidien en toute autonomie. En parallèle, il renforce son physique sous la direction de Damien Broothaerts, ancien champion belge de 110 m haies.
Les premiers résultats sont visibles. « Il a pris en densité et muscle son jeu », observe Léo Pétrot, latéral gauche des Verts. « Il a absorbé la pression liée à son transfert et affiche un profil beaucoup plus complet », souligne Guillaume Gillet, ex-international belge qui l’a côtoyé à Anderlecht.
Surnommé affectueusement « le spaghetti » par son père, Lucas Stassin s’impose peu à peu comme l’un des espoirs les plus prometteurs de sa génération. En esperant le voir encore longtemps sous le maillot des Verts, et surtout en Ligue 1.









