Passé par l’ASSE entre 2009 et 2012, Bakary Sako avait fait les beaux jours de l’ASSE sur son aile avant de s’envoler pour Wolverhampton. Après une majeure partie de sa carrière en Angleterre, l’ailier international malien était revenu à l’ASSE pour une pige de 6 mois. Un retour effectué dans des conditions compliquées, les Verts étant relégués en Ligue 2 au terme de cette saison.
Interviewé par Rapunchline, l’ancien Stéphanois est revenu sur son retour dans le Forez, comme retranscrit par Poteaux-Carrés : « Je suis revenu à l’ASSE en 2022. A la base je devais signer à Cardiff en Championship. Mais l’entraîneur qui me voulait grave s’est fait virer. J’avais fait ma prépa, j’appelle Saint-Etienne et je demande si je peux venir m’entraîner avec la réserve. On me dit « oui, avec grand plaisir, viens ! » Au bout de quelques jours, ils me disent : « Mais t’es un malade, viens t’entraîner avec les pros ». C’était Claude Puel l’entraîneur. Je m’entraîne et tous les joueurs se disent : « il faut faire un coup d’état, il ne part pas, il faut qu’il reste ici. »
Moi dans ma tête ce n’était pas prévu du tout, pas une seconde, que je signe à nouveau à l’ASSE. Mais ils me disent : « Allez, s’il te plaît, on est en galère, viens nous donner un coup de main. Tu reviens chez toi, 10 ans après. » On a parlé, on a parlé, on a parlé… J’ai parlé avec le directeur sportif. Il m’a dit : ‘tu fais l’unanimité, ça nous ferait vraiment chier que t’ailles dans un autre club. » Du coup j’ai signé et je suis resté 6 mois.
C’est la saison où on est descendu, on perd en barrage aux tirs au but contre Auxerre alors qu’on avait une incroyable équipe. On ne va pas parler des causes de la descente… Les gens disaient que c’était la faute de l’entraîneur. Quand Puel est venu, en fait, il n’était pas entraîneur, il était manager général. Il faisait vraiment ce qu’il voulait au club. Des gens comme Boudebouz, Hamouma, Khazri, il les mettait en réserve. Mais tu rigoles ou quoi ? T’as des mecs comme ça dans ton équipe et tu ne veux pas les faire jouer ?
Puel faisait vraiment ce qu’il voulait, je pense que ça a un peu plombé la dynamique. Il a été remplacé par Pascal Dupraz, on a failli faire l’exploit. Ce n’était jamais arrivé dans l’histoire de la L1 qu’un club se maintienne avec 11 ou 12 points à la trêve. On commençait à taper tout le monde, on battait tout le monde. Il nous a manqué un point et on descend en barrage aux tirs au but. Pascal Dupraz, c’est un pompier. Quand il y a le feu, tu l’appelles, il vient et il éteint le feu. Il a des discours de malade, vraiment… Un grand papa comme moi, je vais à la guerre pour lui !«









