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Puel remet les pendules à l’heure au sujet du projet mis en place à l’ASSE !

Avant le début de cette nouvelle saison et quelques jours après être passé avec succès devant la DNCG, Claude Puel a fait une grosse mise au point dans les colonnes du Progrès sur le projet mis en place à l’ASSE depuis son arrivée. Des propos qui devraient peut-être permettre à certains détracteurs du coach stéphanois de comprendre un peu mieux pourquoi le club vit des moments difficiles depuis deux ans. Extraits.

Un ancien modèle à risque et intenable

« Avant mon arrivée, j’avais une perception d’un club en difficulté sportivement, qui finissait sur une belle saison avec une quatrième place, obtenue par un effectif expérimenté mais vieillissant. Je n’avais pas d’idée préconçue mais en ayant accès aux comptes, au groupe, aux aspects financiers et sportifs, il a été très important pour moi de donner un état de notre situation et de faire un parallèle entre les aspects sportifs et financiers. Oui, l’ASSE finissait sur une belle saison mais avec un modèle à risque dans la mesure où le club s’était endetté, avait élaboré un groupe d’expérience mais qui ne permettait pas d’avoir un futur. Il y avait eu des emprunts pour maintenir une certaine masse salariale et faire venir des joueurs. Or, on ne peut pas vivre par procuration. C’était intenable. »

Intégrer de la jeunesse

« De plus, il n’y avait pas de jeunes capables de combler des déficits au mercato hivernal, en cas de difficultés financières. Dès le départ, il m’a fallu trouver des solutions. Il était important d’intégrer très vite des jeunes. Je ne lance pas de jeunes parce que j’aime les jeunes, j’essaie d’analyser, savoir où on est, savoir comment on peut réguler la situation, en sachant que c’est hyper difficile de lancer des jeunes car il y a une certaine pression et une attente de résultats parce qu’on est à Saint-Étienne mais la situation nous obligeait à faire cette démarche-là. À l’été 2020, sans nouvelle possibilité financière, sont venues se greffer la pandémie et la perte du diffuseur. C’est inédit. »

Wesley Fofana, le parfait exemple du changement de modèle

« Il a fallu se résoudre à perdre Wesley Fofana même si je voulais faire l’équipe autour de lui. Le fait de lui faire passer des caps nous a permis de bien le vendre mais il fallait très vite annoncer que l’argent servait à faire vivre le club et combler les déficits. Reste qu’il est le parfait exemple de ce retournement de modèle. C’est parce qu’on lui a donné du temps de jeu qu’il est devenu un actif important pour le club. »

L’ASSE en avance sur les autres clubs grâce au retournement de projet

« Si on n’avait pas fait ce retournement de projet, on ne serait plus là. Quand on passe devant la DNCG, on explique la démarche enclenchée en octobre 2019, par où on est passé. On a effectué le retournement de modèle, plus en adéquation avec les finances futures du club et avec sa philosophie : s’appuyer plus sur la formation. On l’a fait avant tous les autres clubs. Pour la DNCG, ça a été très important. C’est quelque chose de vertueux vers quoi une majorité de clubs essaient désormais d’aller. La direction, l’administratif et l’ensemble des équipes ont été hyper performants. Tout le monde a gardé un cap. Les gens ne se rendent pas compte de ce qui a été réalisé. C’est énorme. »

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