ODO : « On a des regrets »

Le Talk Show Stéphanois
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source : lequipe.fr

Disputant son premier derby en tant qu’entraîneur de l’ASSE, Olivier Dall’Oglio n’aura pas réussi à mener les Verts sur la voie du succès lors de cette rencontre, l’ancien entraîneur du MHSC ayant vu ses protégés s’incliner sur le plus petit des scores.

Présent en conférence de presse, l’entraîneur des Verts a avoué un certain abattement dans les rangs stéphanois : « On a des regrets. À la fin du match, dans les vestiaires, les garçons étaient plutôt abattus parce qu’ils ont eu le sentiment qu’ils pouvaient accrocher quelque chose, notamment sur la seconde période. Même si on a souffert en première mi-temps, on est resté quand même cohérent. Sur la deuxième mi-temps, il y a ce sentiment de frustration. J’ai dit à mes joueurs que je n’avais vraiment rien à leur reprocher parce qu’ils ont vraiment tout donné. Mais c’est vrai que ça a été dur de leur remonter le moral. C’est la frustration qui prédomine présentement, mais je pense qu’avec le recul, on peut dire que l’équipe progresse. L’équipe continue à avancer. Elle a fait preuve d’intelligence et de cohésion, donc je suis plutôt content là-dessus. Mais c’est vrai qu’on reste un peu frustré, un peu embêté. On savait qu’on aurait deux ou trois occases et qu’il fallait être présent dans la finition, ça nous a manqué.

Beaucoup de garçons sont en découverte. Un match comme celui-là, c’était une vraie découverte pour beaucoup. La Ligue 1 est une découverte pour beaucoup de garçons. Boakye, Stassin et d’autres n’étaient pas du tout à ce niveau-là. Aujourd’hui, on arrive à répondre physiquement, dans l’impact, parce qu’on s’est fait beaucoup bousculer sur le début de saison. Là ça va un petit peu mieux. On arrive à être un peu plus calme quand on a le ballon, on arrive à garder des ballons un peu plus haut. On arrive à faire mal aussi à l’adversaire. On doit vraiment progresser sur les coups de pied arrêtés. Quand on voit l’impact que peut mettre Lyon dans ce domaine… On n’a pas ce même impact. Il faut travailler là-dessus et sur la finition. Il ne faut pas non plus qu’on ait trop de blessés sinon on peut être vite embêté aussi.

En termes d’émotions, on en a parlé dès le début du match et un peu dans la semaine aussi… On savait que c’était un public contre nous alors qu’on est habitué à avoir toujours du vert dans les tribunes, même lorsqu’on joue à l’extérieur. L’évènement était important pour beaucoup. On l’a vu par exemple en ce qui concerne Augustine Boakye qui ne jouait pas du tout à ce niveau il y a quelques temps et qui reste un joueur encore timide. On a vu que sur les premiers ballons, il était quand même hésitant. Après, il a pris confiance. On a quelques joueurs comme ça qui sont encore un peu en découverte. La timidité et l’émotion font que ce n’est pas évident à travailler même si on en a discuté. Je les ai prévenus, je leur ai dit qu’il fallait qu’ils se protègent, qu’ils soient sereins dès qu’ils rentrent sur le terrain. C’est facile à dire, mais il faut le vivre et chacun le vit différemment. Quand on vit ce genre de matches, les joueurs ont pris certainement 10 ans d’expérience. J’exagère un peu, mais je suis du sud, donc j’ai le droit.« 

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