Présent comme à son habitude sur le plateau de la chaîne L’Équipe hier soir, Ludovic Obraniak a évoqué la situation de l’ASSE et a parlé des fameux « cadres » dans des propos rapportés par Poteaux Carrés. Il a ensuite comparé les deux modèles mis en place par Jean-Louis Gasset et Claude Puel dans le Forez. Pour lui, celui de l’entraîneur actuel des Verts est beaucoup plus fiable que celui de Gasset et n’est pas un projet à court terme contrairement à ce qui avait été fait auparavant.

Des cadres à la rue

« Il faut comprendre une chose. Déjà, la fin de saison dernière, les cadres étaient là et ils n’ont pas fait bien mieux que les jeunes actuellement. Les cadres commencent à revenir. Sur les deux derniers matches, Khazri a joué (suspendu contre Brest), Kolo est là, Bouanga a joué, Boudebouz est revenu contre Brest. Excusez-moi mais je n’ai pas vu de différence flagrante avec les jeunes ! »

Les finances plombées par le projet Gasset

« Moi je connais bien l’environnement sportif et du coup un peu administratif du club parce que c’est l’ancienne équipe de Lille quand moi j’y étais en 2006. Il y a Claude-Puel, Xaxier Thuilot et Jean-Luc Buisine. Je connais leur façon de fonctionner. Claude Puel, il faut savoir que ce n’est pas un entraîneur. Ce n’est pas Jean-Louis Gasset quand il récupère l’équipe et qu’on lui demande de sauver le club. Lui, ce qui l’intéresse, c’est juste de sauver le club. Il prend des joueurs expérimentés, ils détruisent le modèle économique qu’ils avaient, c’est-à-dire la régulation de la masse salariale. Ils explosent ça car ils sont dans une telle mouise qu’il leur faut absolument prendre des joueurs pour sauver la mise. Ils prennent des mecs qui ont une durée de vie d’un an, un an et demi, deux ans pas plus. Qu’est-ce que ça a donné ? Est-ce qu’il y a eu satisfaction sur la durée avec Boudebouz, Khazri, M’Vila ? Non. »

Puel le bâtisseur

« Claude Puel, c’est l’école Arsène Wenger. Lui il est là comme manager du club, il n’est pas qu’entraîneur. Son rôle, c’est aussi d’assainir les comptes car Saint-Etienne est en grave difficulté financière. Il y aura des comptes à rendre et Puel, on peut lui reprocher plein de choses, ce n’est pas un homme qui ne pense qu’à sa gueule. Lui, il s’inscrit dans un projet, comme il l’a fait à Lille. Il est là pour bâtir sur plusieurs années. Peut-être que Saint-Etienne finira 15ème cette année et pourra passer tranquillement la DNCG pour pouvoir construire les années suivantes. Il vaut mieux ça que de finir 8e et de se mettre complètement dans le rouge. Avec Puel, les fondations sont solides. À Lille, Rudi Garcia en a profité et à Nice Lucien Favre s’est appuyé aussi sur ce qu’il avait fait. »