Interviewé dernièrement dans le journal Le Progrès, Samuel Rustem s’est penché sur la gestion du mercato de l’ASSE. Le Directeur général adjoint délégué aux activités sportives a notamment évoqué son rôle pour ce qui concerne le côté humain et a expliqué que le club ne veut plus de mercenaires au sein de son effectif. Extraits.

Un club reparti d’une page blanche

« On est parti d’une page blanche. Il fallait déjà qu’on sache quel coach on voulait. On recherchait un Français qui connaisse le club, avec l’amour du maillot et qui avait déjà fait monter une équipe. Laurent (Batlles) a été convaincu par l’aventure humaine. Après, il y a eu la définition du projet commun du club. Puis Loïc (Perrin) avec le coach a défini le projet sportif. La première phase, c’est Loïc Perrin (directeur sportif) qui fixe avec le coach le choix des profils. 100 % des recrues ont été validées par les deux responsables du sportif. La difficulté, c’est qu’on avait 90 jours. C’était un contre-la-montre. On n’avait pas le temps de lever la tête. Sur le début du mercato, on faisait régulièrement un point tous ensemble. À la fin, c’était tous les jours. »

Rustem s’intéresse à l’humain

« L’humain, c’est mon domaine. Je vérifie différentes choses, on se renseigne. Le curseur est poussé au maximum. Est-ce que le joueur a rencontré des problèmes de moralité ? A-t-il fait l’objet d’un scandale ? On regarde si le joueur est structuré familialement, s’il peut vriller, ce qui représente bien sûr un risque. On passe des coups de téléphone. On échange aussi en direct avec le joueur. C’est très important. Si je me suis rendu à Budapest avec Loïc (Perrin) lors du match de Qarabag contre Ferencvaros, ce n’est pas pour savoir si Wadji était droitier ou gaucher. Je voulais le rencontrer pour voir s’il tenait la route… Je n’ai pas la prétention de pouvoir juger quelqu’un. Je suis juste là par rapport à l’humain. Au fil du temps, on a pu acquérir pas mal de notions de management. Même si on n’est jamais à l’abri de rien, on est capable de déterminer si la personne rentre ou pas dans les critères que l’on a définis au niveau du projet de l’ASSE. Le processus RH (ressources humaines) est moindre pour recruter des footballeurs à plusieurs millions d’euros que pour intégrer certaines entreprises. C’est l’énormité du truc. Il faut être vigilant et rééquilibrer tout ça. »

Plus de place pour des mercenaires

« On a assez souffert de la venue de joueurs qui n’étaient pas sûrs d’être au bon endroit. On a vu ce que ça a donné. Là, il fallait vraiment qu’on sente que ce n’était pas des mercenaires, qu’ils étaient là pour le projet sportif, que ce n’était pas juste un projet financier. »

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