Les notes des joueurs, du coach et de la direction après cette humiliation

Etienne Boutchakdjian
6 Min de lecture

Les Verts ont subi l’une des plus grosses défaites de leur histoire vendredi sur la pelouse de l’OGC Nice. Un match atroce que peu de gens auraient imaginé vivre. Une fessée 8-0 qui restera gravée dans l’histoire des trop nombreuses humiliations stéphanoises de ce siècle. Un grand homme a dit un jour : « Personnellement, les fessées, ça ne me plaît pas trop. Certaines personnes s’en réjouissent, pas moi. Il y a des boîtes spécialisées pour cela, mais moi je n’y vais pas ». Alors, pour éviter de revivre de telles fessées, il faut que le club entier se remette en question. C’est pourquoi nous allons non seulement noter les joueurs, mais aussi le coach et la direction.

Les joueurs (0) :

Autant sur les premiers matchs, il était possible de ressortir quelques individualités, autant contre Nice, il n’y en avait pas une pour rattraper l’autre. Celui qui est supposé être le capitaine de l’équipe est complètement à la rue sur le plan footballistique et n’est pas capable de remobiliser son équipe. Les joueurs qui étaient présents la saison dernière n’ont pas montré un dixième du caractère qu’ils avaient auparavant et ont accepté de se faire marcher dessus. Les nouveaux arrivants n’ont tout simplement pas le niveau de la Ligue 1, mais personne ne peut être surpris. D’ailleurs, quasiment aucun joueur de cet effectif n’a le niveau requis pour être en L1.

Mais quand le niveau footballistique n’est pas là, il faut au moins des joueurs avec du cœur. Et ce n’est pas le cas depuis le début de la saison, particulièrement à Nice. Les joueurs doivent comprendre qu’ils sont dans un club qui ne peut plus accepter la médiocrité. Ils doivent prendre conscience que Sainté n’est pas un tremplin pour passer de la D1 autrichienne à la Ligue des champions. Réveillez-vous, sinon vous vivrez le cauchemar qu’ont subi les Boudebouz, Camara et autres Kolo il y a deux ans.

Le coach (0) :

Olivier Dall’Oglio restera à tout jamais le coach qui nous a fait vivre l’une des plus grandes émotions de notre histoire. Ses six premiers mois de la saison ont été parfaits de bout en bout. Mais à Nice, il s’est lui aussi laissé marcher dessus, il n’a pas su réagir à temps et ses décisions ont été mauvaises. La sortie des deux milieux pour faire entrer Nadé n’était pas la bonne chose à faire. Nous avons tous vu que c’était à Abdelhamid de sortir hier.

Nous savons aussi qu’ODO n’a pas eu les joueurs qu’il souhaitait. Mais il s’agit désormais de faire avec cet effectif faible, d’adapter son plan de jeu à ces joueurs pour limiter la casse et espérer rester dans la course au maintien jusqu’en janvier. Même s’il apparaît désormais clairement qu’Olivier Dall’Oglio risque de ne plus être le coach jusqu’à la fin de la saison.

La direction (0) :

L’arrivée de la nouvelle direction le lendemain de la montée avait été vue, logiquement, comme un miracle. La communication avait été très bonne puisque Gazidis avait assuré que le projet était sérieux et qu’il se construirait petit à petit. Mais force est de constater que trois mois plus tard, il n’y a pas grand-chose de positif à retenir. Outre le fait que personne ne parle depuis le début de la saison, les résultats catastrophiques sont dus à un mercato tardif et inadapté au club.

  • Comment est-il possible que nous ayons dépensé 22 millions d’euros et qu’aucun joueur de niveau L1 ne soit arrivé ?
  • Comment est-il possible que la direction ait conservé un coach auquel elle n’a rien consenti en termes de recrutement ?
  • Comment est-il possible que la direction n’ait pas conservé le meilleur joueur de la saison passée ?
  • Comment est-il possible que la direction ait autant sous-estimé le niveau de la L1 ?
  • Comment est-il possible que la direction se soit appuyée uniquement sur la DATA dans un club et une ville où l’humain est plus important que tout ?

Il est désormais inutile de répondre à ces questions, mais il est primordial de corriger les erreurs rapidement, car la L1 ne nous attendra pas. Il faut donc recruter une valeur sûre de la L1, se séparer d’ODO s’il ne convient vraiment pas, rassurer les supporters qui ne seront pas patients encore longtemps, et prendre des décisions fortes en interne.

Il faut aussi que le vrai propriétaire, Larry Tanenbaum, vienne à Saint-Étienne pour s’imprégner de l’esprit de la ville. Il doit parler avec et aux Stéphanois, car ce peuple a trop souffert du manque de considération de ses dirigeants.

Comme nous, venez mettre la note de 0 pour la prochaine rencontre des Verts sur l’appli Match Memories, notre partenaire pour toutes vos notes d’après-match !

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