Léo Lacroix se livre sur ses années à l’ASSE et fait le point sur sa situation

crédit photo : asse.fr

Recruté pour trois millions d’euros en août 2016 à Sion, Léo Lacroix n’aura jamais réussi à vraiment s’imposer à l’ASSE (38 matchs toutes compétitions confondues) et n’a donc pas été conservé au terme de son contrat en juin dernier. Désormais libre, le défenseur central suisse n’a toujours pas trouvé de nouveau challenge et revient donc sur sa situation dans un entretien accordé à Foot Mercato. Il évoque également ses moments passés chez les Verts.

Une belle expérience à Bâle

« L’année où Galtier est parti, il y a eu un changement total. L’après-Galtier a été compliqué lors des premiers mois. Quand Gasset est arrivé, il a été nommé à un moment entraîneur principal et des choses se sont mises en place. À partir du mois de janvier, il a fait venir des joueurs d’expérience et j’avais cette proposition du FC Bâle sachant qu’ils allaient jouer la Ligue des Champions. Akanji partait de Bâle à Dortmund, Saint-Étienne a acheté Subotic et moi je partais à Bâle ça a fait un transfert en trois bandes. J’ai pris ça comme une bonne expérience, on a joué la Ligue des Champions et on a essayé de gagner le Championnat et la Coupe de Suisse. Malheureusement ça ne s’est pas fait. Mais la Ligue des Champions reste une belle expérience malgré la défaite à domicile contre Manchester City (4-0), mais on a gagné à l’extérieur (2-1).« 

De bons souvenirs d’Hambourg

« Je suis rentré à Saint-Étienne et au mois d’août, il y a eu des contacts avec des clubs turcs et ce challenge d’Hambourg, un grand club allemand qui évoluait pour la toute première fois en seconde division. Il y avait ce défi de faire remonter le club en première division. La saison a bien débuté, on a fait 40 points sur la première partie de saison, on était sur une bonne dynamique. Après la trêve, on a péché un peu dans les matches clefs et on a vu les autres nous rattraper sur la fin. Je garde néanmoins un bon souvenir, notamment d’avoir joué la demi-finale de Coupe d’Allemagne contre Leipzig (défaite 3-1). C’était un bon match à domicile.« 

Des offres mais pas de départ l’été dernier

« J’avais été averti par le président (ndlr : à son retour l’été dernier). Pour eux c’était clair, il fallait que je trouve une solution. Je n’allais pas intégrer la préparation avec le groupe professionnel et j’allais me retrouver en réserve. J’ai fait ma préparation. Il y a des contacts, j’attendais de partir. Il y a eu des discussions, mais les opportunités que j’ai eues ne me convenaient pas. Il y a même eu un prêt en Ligue 2 sur la table. Après, je ne me voyais pas y aller, car je pensais avoir un meilleur club pour qu’il me serve de vitrine afin de revenir en équipe nationale et jouer l’Euro. Tout du moins lutter pour y parvenir. Mais j’ai attendu et l’opportunité n’est pas venue, mais on n’a pas trouvé la solution. Après le mercato, ils ont dû me réintégrer dans le groupe. Printant a été licencié et avec Puel j’ai été intégré sans jouer. Je savais que ça allait être compliqué.« 

Un espoir de rejouer sous Puel

« Puel avait un discours qui faisait que tout le monde pouvait se sentir concerné. Il n’a pas dit qu’il ne comptait pas sur moi. Ce discours-là m’a donné parfois de l’espoir de pouvoir changer les choses. Je me suis beaucoup entraîné pour essayer d’inverser les choses, mais j’ai vu que ça n’allait pas le faire. J’ai accepté la situation, je me suis entraîné jusqu’à l’arrivée du Covid-19.« 

Un état d’esprit salué par tous ses coéquipiers

« Même si je ne jouais pas, je participais aux entraînements avec les gars et je participais au jeu. Je travaillais, il y a eu le confinement, je travaillais seul avec un coach. Ça ne remplaçait pas l’entraînement collectif. Je savais que c’était mes derniers mois à Saint-Étienne et que j’allais peut-être jouer un match à fond et j’aider les gars. Même eux saluaient mon état d’esprit. Je les remercie, car malgré ces moments difficiles pour moi, ils ont toujours eu la bonne phrase, la bonne blague pour me donner le sourire. Aussi les coachs, Laurent Huard notamment. Ils ont été là pour me motiver comme le préparateur physique. Malgré la situation, j’ai pris ça avec positivité.« 

Un passage peu évident

« C’est pas facile, tu te dis que tu es libre et que tu vas pouvoir trouver quelque chose de bien, mais derrière il y a le virus qui arrive et les clubs ne prennent plus de risques. Le mercato a été repoussé. Tu te dis il va jusqu’à octobre, mais dans deux mois il y a un autre mercato donc il peut faire des rectifications. Donc tu espères, tu continues, tu as des opportunités hors Europe, mais ce n’est pas facile à choisir., peut-être en Amérique du Sud ou en Asie, donc ça te manque. Parfois le retour des clubs c’est que j’ai un bon CV, j’ai joué des matches de Ligue des Champions, d’Europa League, je suis international suisse, mais je n’ai pas joué depuis plus d’un an. Donc derrière ils ne savent pas si je cache une blessure, si ça s’est mal passé. Ils se posent beaucoup plus de questions qu’auparavant. C’est normal et c’est parfois difficile à entendre. J’ai joué à Saint-Étienne, j’ai ce CV, un club va cependant préférer prendre un joueur de clubs moins réputés, mais avec 15/20 matches dans les jambes. Souvent c’est ça les retours que j’ai et je comprends tout à fait. Ce n’est cependant pas ça qui me fait désespérer. Il y a des discussions actuellement avec un club, mais c’est à un endroit où je dois réfléchir avec ma famille afin de me projeter. Mais voilà il faut aussi se dire que parfois pour avoir quelque chose de meilleur il faut peut-être que je me lance pour être sur le devant de la scène et ne pas rester en retrait.« 

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