Figure discrète mais centrale de l’histoire judiciaire de l’AS Saint-Étienne, André Buffard replonge dans ses souvenirs dans son livre Coups de maître (éditions du Progrès). Supporter des Verts, il a été au cœur de deux affaires majeures ayant secoué le club, et s’est confié au Progrès à l’occasion de la sortie de son livre.
Membre du conseil d’administration à partir de 1978, il est l’un des premiers à alerter sur la double comptabilité sous la présidence de Roger Rocher. « On m’a demandé de faire quelque chose. Je suis allé prévenir Rocher… Le lendemain, tous les médias étaient là. » Une décision risquée, mais salutaire selon lui : « On a sans doute évité que le club ne soit liquidé. »
Quelques années plus tard, au début des années 2000, Buffard défend Alex, Aloisio et Levytsky, impliqués dans l’affaire des faux passeports, autre séisme pour l’ASSE. Malgré avoir défendu Bayal Sall il y a quelques année , l’avocat s’est éloigné du monde du foot pour revenir au pénal, mais reste attaché à ses années vertes : « J’étais passionné, et je le suis resté. »









