Larqué pas fan des propriétaires étrangers

Etienne Boutchakdjian
2 Min de lecture

Jean-Michel Larqué, le plus grand capitaine de l’histoire des Verts, s’est confié dans les colonnes de L’Union. Comme à son habitude, il n’a pas pu s’empêcher de parler de son club de cœur. Il a notamment évoqué les nouveaux dirigeants des clubs français, ainsi que le football moderne en général.

« Je suis très heureux que les Verts soient remontés, mais je suis très préoccupé par la situation actuelle. Ça a tellement changé… J’ai du mal avec l’évolution de l’actionnariat. Les actionnaires qui viennent des États-Unis, du Canada ou du Qatar, je ne pense pas qu’ils soient là par amour des clubs et du football français. C’est peut-être un procès d’intention que je leur fais, mais je crois que les Jean-Pierre Caillot, Laurent Nicollin ont énormément de mérite à pouvoir lutter, parce que les règles du jeu ne sont pas les mêmes. Aujourd’hui, on parle beaucoup de trading, de merchandising… On prend des jeunes parce qu’on a décidé qu’ils avaient du potentiel. On va leur faire signer cinq ans et les transférer au bout de deux ans en faisant une plus-value. Au lieu de les prendre à 15 ans et de les former, on les prend à 20 ans et on fait un pari. »

On peut trouver notre Jean-Mi-MI national un brin râleur, mais difficile de lui donner tort sur sa critique du football moderne. Dans un monde idéal, les propriétaires des clubs seraient de véritables passionnés, attachés au club et enracinés dans la communauté locale. Hélas, la réalité est bien différente : aujourd’hui, c’est l’argent qui dirige le jeu.

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