Ancien capitaine de l’ASSE, Jean-Michel Larqué reste très attaché à son club formateur et n’hésite pas à régulièrement commenter l’actualité des Verts sur RMC. Si Capitaine Larqué n’avait pas caché son émotion lors de la montée stéphanoise en Ligue 1, celui-ci n’a pas manqué de cartonner les Stéphanois après la déroute face au PSG :
« Si j’ai de la peine quand je vois où en sont les Verts ? Je ne suis peine, je ne suis pas triste ! J’ai honte, ce n’est pas pareil. J’ai honte de voir mon club dans cette situation, mais ce n’est pas étonnant ! J’ai une pensée pour tous ceux qui, un jour, parce qu’il y avait le tandem Romeyer-Caïazzo, disaient : « il faut vendre le club, vous allez voir, tout va aller mieux ! » Aujourd’hui on a vendu le club et sur ce que je sais – j’en sais beaucoup – c’est un club où personne ne travaille. Personne ne travaille ! On a vu une fois l’actionnaire principal. Hier il y avait le président, qui passe une fois par mois. Et puis il y a 2 Canadiens, que personne ne connaît au club d’ailleurs, qui traitent les affaires courantes, qui ne courent pas beaucoup d’ailleurs… Les gens qui étaient en place ? Soucasse n’est qu’une courroie de transmission. Loïc Perrin, qui avait déjà des difficultés, ne sert plus à rien. C’est un club où personne ne travaille. Personne ne travaille !
Et puis pour être triste il faudrait que j’ai des sentiments pour les joueurs qui composent cette équipe. Mais comment tu peux ? Tu ne finis pas un match sans concéder un penalty ou un expulsé.
Tout est résumé dans une attitude. Un jour, un hommage est rendu par l’équipe de 1976 à Georges Bereta, mon ancien capitaine qui était né à 200 mètres du terrain et qui avait passé toute sa vie à être au service de l’ASSE. Nous étions tous réunis sur la ligne de touche avant un match de L2 (ASSE – VAFC en septembre 2023). Sur les 18 peintres qui étaient en train de s’échauffer, un seul est venu nous saluer : Gautier Larsonneur. Les autres sont passés à côté de nous, ils ne connaissaient pas Osvaldo Piazza, ils ne connaissaient pas Dominique Bathenay, ils ne connaissaient pas Jean-Michel Larqué. Quand tu sais ce que notre équipe a représenté dans l’histoire de l’ASSE…«









