Suite à trois victoires de suite riches en buts et en jeu plaisant, les joueurs stéphanois et leur staff venaient sans doute pleins de bonnes intentions dans un stade Charléty particulièrement vert, bien que étonnement vide pour un stade supposé être à guichets fermés.

Outre l’organisation de l’entrée du stade digne d’un club amateur dépassé en coupe de France, l’état du stade parisien ne donne pas particulièrement envie d’y jouer au football, mais plutôt d’aller y planter quelques rangées d’endives. Nou souhaitons par ailleurs bon courage aux féminines qui sont supposées jouer sur ce même terrain ce soir à 19h30.

Une purge en dehors du terrain, une purge sur le terrain !

Maintenant que nous avons bien expliqué le contexte indigne d’un match professionnel de Ligue 2, parlons du terrain. Deux équipes qui n’avaient absolument pas envie d’être là ce sont serrées les coudes pour nous offrir un match abominable. Côté stéphanois, le milieu de terrain stérile et des joueurs avec le cerveau à l’envers ont fait terminer l’ASSE en dessous des 40% de possession et des 70% de passes réussies en fin de première mi-temps. Petit salut à l’arbitrage insensé et ubuesque qui aura eu le mérite de nous divertir par son déroulement incompréhensible.

Même s’ils sont revenus avec de bien meilleures intentions, les joueurs stéphanois auront, au global, fournit une prestation bien insuffisante dans les intentions et la réalisation. Cette prestation semble avoir été validée par Olivier Dall’Oglio qui n’aura effectué qu’un seul changement, à la 80ème minute, avec Bouchouari entrant pour Mbuku sortant. Certes le banc n’était pas garni de foie gras, mais est-ce une raison pour laisser gratuitement certains joueurs offrir 90 minutes de nullité et de présence fantomatique ? La question mérite d’être posée.

L’ASSE ne changera finalement jamais !

En conclusion, nous avons pu voir dans ce match, conditions défavorables ajoutées, un rappel du match du week-end dernier mais surtout, un rappel des matchs de ce début d’année 2024 qui nous avaient tant déçus. L’ASSE est finalement fidèle à elle-même, en ne se contentant que du minimum de résultat pour un minimum d’efforts, et garde une constance certaine dans son inconstance, ce qui prive les supporters de garanties et surtout, d’émotions positives.