Permettant aux Verts de remonter en Ligue 1 à l’été 2024, Olivier Dall’Oglio n’aura pas fini l’année en Ligue 1, l’ancien coach de Dijon étant remercié après une ultime défaite à Toulouse en décembre.
Pas forcément raccord avec sa nouvelle direction dès le début de leur aventure commune, l’ancien entraîneur des Verts est revenu sur ses relations avec les hommes de Kilmer Sports Venture dans les colonnes de Top Mercato. ODO n’a pas forcément mâché ses mots, estimant ne pas avoir été écouté par ses dirigeants sur les besoins stéphanois à ce moment-là :
« Après Saint-Etienne, vu comme cela s’était passé avec les nouveaux dirigeants, j’ai regardé de suite après mon départ. Je voulais voir l’évolution. Parce que je leur avais dit un certain nombre de choses, y compris dès la montée. On avait longuement parlé sur le recrutement et je voyais bien tout au long de l’été, qu’il allait nous manquer des choses. J’ai insisté et évoqué les problèmes qu’on rencontrerait. Donc quand on m’écarte en décembre, j’accepte parce que je n’ai pas le choix, et je regarde comment ça se passe. Et puis je constate. C’est malheureux parce que l’ASSE ne doit jamais descendre. Il y a eu des erreurs, notamment dans le recrutement. »
Dall’Oglio est également revenu sur la difficulté d’échanger avec Ivan Gazidis, installé loin de Saint-Etienne, ne pouvant donc pas forcément bien comprendre certains besoins à ce moment-là :
« La preuve. Après on n’a pas vu souvent Ivan Gazidis à Saint-Etienne. Les dirigeants n’étaient pas là constamment. Les échanges se faisaient avec les personnes autour de lui. On n’avait peut-être pas la même vision sur l’importance de certains détails qu’on vient d’évoquer dans la construction d’un effectif. Je n’ai pas ressenti une attention particulière par rapport à ça. Je voulais récupérer Cardona par exemple que je connaissais bien, que j’avais eu en L2, dont je savais quantifier l’apport. Mais ce n’était pas dans leur plan. Et ça a finit par le devenir, puisqu’ils l’ont recruté au mercato hivernal après mon départ de l’ASSE. Je ne devais pas être trop loin de la vérité quand même. Mais cela s’est fait car le club était dans une grande difficulté, alors qu’on pouvait l’anticiper.
Il nous fallait aussi un milieu de terrain en plus. Il le fallait encore après mon départ. Sauf que lors du premier match d’Horneland, l’ASSE gagne 3-1 contre Reims. La victoire peut amener différents niveaux d’analyse. Le résultat et la prestation. J’ai vu le match. Reims était en très très grande difficulté. Je pense que la conclusion a été : “on n’a pas besoin de recruter un milieu supplémentaire”. Sauf que derrière, on a bien vu qu’il y avait un creux dans ce secteur de jeu. »









