News

Bonnet s’exprime sur l’arrêt de la D2 Féminine

Forcément touché par l’annonce de la FFF dernièrement concernant l’arrêt de la deuxième division féminine, Jérôme Bonnet s’est confié au quotidien Le Progrès. L’entraîneur des féminines de l’ASSE a expliqué qu’il ne comprenait absolument pas cette décision et a critiqué la façon de faire de la Fédération.

Les féminines de l’ASSE, pas des sportives de haut-niveau ?

« Ça a été très dur. Le premier sentiment a été l’incompréhension, la consternation. L’annonce de la reprise avait redynamisé le groupe, remis du baume au cœur aux filles et on s’est retrouvé avec une décision incohérente. Les joueuses étaient atteintes, on avait tellement d’espoir. On nous dit que ce ne sont pas des sportives de haut niveau. Mais comment voulez-vous professionnaliser si on ne nous donne pas la possibilité de le faire ? À l’heure actuelle, aucune joueuse de D2, qui est sur le terrain cinq à sept fois par semaine, aucune n’a envie et ne peut être inférieure à une joueuse de D1. Elles ont les mêmes contraintes en termes d’entraînement, de déplacement, d’exigence. Elles ont toutes les conditions. La seule chose qui manque, c’est leur statut. »

Une mauvaise communication

« Ça fait cinq mois qu’on a arrêté et durant les cinq mois, on n’a jamais eu de communication claire de la FFF. Au-delà de ne pas savoir quand on peut reprendre, c’est important de communiquer aux clubs les différentes solutions et surtout un échéancier. J’aimerais qu’on nous dise : si à partir de telle date on n’a pas pu reprendre, on proclamera une saison blanche ou, pour la D2 on se laisse jusqu’à telle date… Là, la communication que l’on a, c’est par les réseaux sociaux. C’est dommageable et ça entretient le flou. Et ce qui nous dérange encore plus, les coachs de D2, c’est le traitement inégal par rapport au foot masculin ou à d’autres sports : hand, basket. »

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

%d blogueurs aiment cette page :