L’ambiance s’annonce électrique à Geoffroy-Guichard ce mardi soir. Après plusieurs contre-performances, Eirik Horneland joue probablement l’un de ses derniers jokers sur le banc de l’AS Saint-Étienne. Face au Pau FC, les Verts doivent impérativement réagir pour enrayer une spirale négative qui met en péril leur début de saison.
Une série noire qui fait vaciller le projet stéphanois
Leader de Ligue 2 il y a encore un mois, l’ASSE est désormais en pleine tourmente. Trois défaites lors des quatre dernières rencontres, dont un cinglant 4-0 encaissé à Annecy, ont plongé le club dans le doute. Les Stéphanois, qui avaient pourtant démarré fort, peinent désormais à retrouver leur identité et leur confiance.
Conscient de la gravité de la situation, Eirik Horneland n’élude rien : « Perdre trois fois sur nos quatre derniers matchs avec le talent qu’on a, ce n’est pas acceptable », a-t-il reconnu en conférence de presse. Une réaction est attendue dès ce mardi, sous peine d’une crise ouverte.
Une remise en question collective
Le coach norvégien ne se défausse pas sur ses joueurs, mais appelle à une implication totale. Pour lui, la solution passe par l’attitude et la mentalité : « Ce qu’il nous manque, c’est de l’implication, de l’énergie et de la combativité. Je ne pointe personne, mais tout le monde doit en faire plus, moi y compris ».
Horneland veut voir une équipe revancharde et déterminée : « Pour être dans l’état d’esprit de la revanche, il faut la bonne attitude et la bonne énergie dès le coup d’envoi », a-t-il insisté. Le message est clair : Saint-Étienne doit se battre sur chaque ballon pour renouer avec son public.
“Je ressens la pression tous les jours”
Mis sous tension par les résultats récents, Horneland assume pleinement la situation : « La pression, je la ressens tous les jours. C’est une partie de mon métier. Je reste calme, j’en ai besoin pour me pousser à être meilleur », confie-t-il.
La présence du propriétaire Larry Tanenbaum dans les tribunes ne fait qu’ajouter au contexte particulier de cette rencontre. « La pression n’a rien à voir avec lui, elle vient de nos performances. C’est une bonne chose qu’il soit là, mais le vrai enjeu, c’est le terrain », ajoute le coach, déterminé à inverser la tendance.
Un groupe remanié pour provoquer l’électrochoc
Pour cette rencontre cruciale, plusieurs changements sont attendus. Maxime Bernauer effectue son retour de suspension, une bonne nouvelle pour une défense en difficulté. En revanche, Igor Miladinovic et Augustine Boakye sont forfaits, tandis que Chico Lamba et Lassana Traoré poursuivent leur travail de reprise.
Le technicien pourrait procéder à quelques ajustements afin d’« envoyer un message fort » à ses joueurs après la lourde défaite subie à Annecy.
Un tournant décisif pour Horneland
Entre la nécessité de sauver sa place et celle de relancer une équipe en perte de confiance, Horneland joue gros. Une victoire convaincante contre Pau pourrait relancer la machine et apaiser les tensions. À l’inverse, un nouveau revers à domicile, sous les yeux du propriétaire, pourrait être synonyme de fin d’aventure.
Le public du Chaudron attend une réaction d’orgueil. Les joueurs, eux, savent qu’ils n’ont plus le choix. Ce mardi soir, ce ne sont pas seulement trois points qui sont en jeu, mais bien la crédibilité du projet stéphanois.
📊 En résumé
- 3 défaites sur les 4 derniers matchs
- Une lourde défaite à Annecy (4-0)
- Retour de Bernauer, forfaits de Boakye et Miladinovic
- Horneland sous pression, mais combatif
- Objectif : réagir immédiatement face à Pau
Ce mardi soir, Saint-Étienne joue bien plus qu’un simple match de Ligue 2. Entre doute, fierté et urgence, c’est tout un club qui cherche à retrouver son souffle.









