Review: un match à suspense…contre une CFA!

Un derby face à Villefranche

Habituellement, lorsque je vous propose de vous replonger dans un match, je choisis des rencontres inoubliables de part leur qualité. Et ces derniers temps, dans la foulée de ces flash-backs, on se tapait des matchs qui étaient plus une torture à regarder qu’un plaisir. C’est pourquoi aujourd’hui, avec l’espoir de provoquer l’effet inverse, je vous invite à revenir au 3 février 2010 et un 16e de finale de Coupe de France face à Villefranche, resté dans les mémoires mais pas pour les bonnes raisons!

Les équipes

Lors du tirage au sort, quand le nom de Villefranche, évoluant en CFA, est apparu, la plupart d’entre nous a estimé que c’était un bon tirage et que nous étions déjà en 8e de finale. Pas Galtier, jeune et fringant entraîneur de l’époque, qui décide d’aligner une équipe assez proche de celle habituelle avec, vous allez le voir, quelques noms ronflants (et d’autre beaucoup moins)!

Vincent PLANTE

Helton DOS REIS – Pape DIAKHATE – Sylvain MONSOREAU – Blaise MATUIDI (C)

Kévin MIRALLAS – Joshua GUILAVOGUI – Guirane N’DAW – Bakary SAKO

Gonzalo BERGESSIO – Boubacar SANOGO

Remplacants:

Jérémie JANOT – Boubacar MANSALY – Efstáthios TAVLARIDIS – Dimitri PAYET – Gelson FERNANDES – Idriss SAADI

On ne s’attardera pas sur l’effectif des adversaires, qui sont tous inconnus du milieu professionnel.

Le match

On joue la 10e minute lorsque Bergessio et Guilavogui combinent coté droit. Après un joli une-deux, l’Argentin se présente face au gardien et d’un subtil ballon piqué du pied gauche, ouvre le score. On se dit alors que le match ne pouvait pas mieux commencé. Mais à la 26e, Barreto profite des largesses de la défense Stéphanoise et notamment du marquage de Dos Reis (repositionné arrière droit alors qu’il est attaquant à la base). A la réception d’un centre venu de la gauche, sa tête trompe Vincent Planté.

On assiste à un vrai match de coupe, âpre et accroché, et la deuxième période ne marquera pas les esprits, autant le dire tout de suite. Mais le fait est qu’à cinq minutes du terme de la rencontre, le score est toujours d’un but partout. C’est le moment que choisi Bakary Sako pour donner l’avantage à l’ASSE. L’ailier croise parfaitement sa frappe à ras-de-terre, du pied gauche bien sûr. Au passage, on souhaite un bon rétablissement au Malien qui s’est gravement blessé à la cheville cette semaine.

Revenons au match. Les Verts mènent 2-1, contre une CFA, à cinq minutes du terme. Le match est plié! Et ben non… Alors qu’on approche des arrêts de jeu, Sylvain Monsoreau va nous gratifier du geste technique du jour: le balai! Sur un centre venu de la droite, le défenseur Stéphanois, plutôt libre, rate totalement son dégagement du pied droit, rappelant à tout le monde qu’il est gaucher. Bernard Lopez, attaquant du club du Rhône, ne laisse pas passer l’offrande et égalise pour le plus grand plaisir des 3000 spectateurs présents.

Le dénouement

Alors qu’on pensait franchir ce tour sans encombre, nous voilà en prolongation. Le coach de Villefranche en profite pour faire ses trois changements, tandis que Galtier lance Rivière à la place de Bergessio. Mais rien n’y fait et le score ne bougera plus. Direction les tirs au buts.

Sanogo, Rivière et Payet marquent tandis que Barreto, le premier buteur, manque sa tentative. Tout comme deux autres coéquipiers. Les Verts se qualifient dans la douleur et évite de devenir la risée du jour. Monsoreau lui n’y échappera pas mais son magnifique geste lui permettra de se qualifier directement pour les JO de Vancouver – section patinage artistique!

Au tour suivant, les Verts feront tomber Vanne avant de finalement quitter la compétition en quart de finale face à Lens.

 

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