Portrait : Qui est Matthew Hulsizer, l’homme en passe de racheter l’ASSE ?

Ce n’est plus un secret pour personne, l’AS Saint-Étienne va prochainement être rachetée. En effet, après quatorze ans de bons et loyaux services, Roland Romeyer et Bernard Caïazzo vont passer la main à de nouveaux propriétaires. Mardi matin, le club stéphanois a même annoncé via un communiqué officiel qu’elle entrait dans une phase de négociations exclusives avec l’investisseur global PEAK6. Son président, Matthew Hulsizer, devrait racheter l’ASSE pour près de 40 millions d’euros d’après les informations de France Football. Mais qui est donc cet homme d’affaire américain de 48 ans ? Le Talk Show Stéphanois a mené son enquête et vous propose donc aujourd’hui son portrait.

Un homme d’affaire expérimenté

Matthew Hulsizer a étudié au Amherst College, une université située dans le Massachusetts aux États-Unis. Il y a étudié pendant quatre ans avant d’obtenir son diplôme en 1991. Par la suite, il a travaillé comme trader pour O’Connor & Associates, une société de négoce basée à Chicago, de juillet 1991 à décembre 1993. Celle-ci a ensuite été rachetée par une société internationale de services financiers appelée Swiss Bank. Par conséquent, à partir de mai 1994, il a exercé les fonctions de directeur et gestionnaire des risques pour cette dernière.

Puis, trois en plus tard, en 1997, il a fondé sa propre entreprise destinée à la gestion de placements financiers avec son épouse Jennifer Just. Cette société va prendre le nom de PEAK6 Investments et propose encore aujourd’hui des services de gestion de capitaux, de conseils financiers et de consultation. En plus d’en être le co-fondateur, Matthew Hulsizer en devient également le président et le chef de la direction en mars 2001. A l’heure actuelle, lui est sa femme possèdent 62,84% des parts de leur société tandis que le reste appartient à des investisseurs minoritaires.

Quelques années plus tard, en 2005, il créé la société OptionsHouse, LLC, accompagné de collaborateurs. Il s’agit d’une société de courtage d’actions en ligne. Néanmoins, d’après Bloomberg, une agence de presse américaine spécialisée dans la finance, il ne fait désormais plus partie de son organigramme. Par ailleurs, le futur propriétaire des verts a également été membre du conseil d’administration de la Peddie School, une école préparatoire située dans le New Jersey, l’État dans lequel il a grandi.

Un investisseur féru de sports

Le président de PEAK6 est un véritable fan de hockey puisqu’il a lui-même exercé dans le milieu en tant que joueur pendant ses études à l’Amherst College et évoluait alors en troisième division. Il a également été entraîneur du club de  Winnetka dans l’Illinois aux États-Unis. Plus tard, sa passion pour le hockey l’a poussé à investir. En effet, il a plusieurs fois tenté de racheter des équipes de la NHL (la Ligue Nationale de Hockey) comme les Phoenix Coyotes et les Saint Louis Blues. En ce qui concerne les premiers, il avait même affirmé que, si son offre était retenue, il ne deviendrait pas propriétaire et laisserait la direction de l’époque à la tête du club. Finalement, il est parvenu à atteindre son but quelques années plus tard en devenant à la fois propriétaire minoritaire et vice-président des Wild de Minnesota.

Puis, en 2015, il élargit son champ d’action en rachetant à Maxim Demin un quart des parts du club de football de Bournemouth. Il avait alors expliqué ce choix d’investir dans le football dans un entretien accordé à la chaîne Youtube officiel des Cherries. « Nous voulions investir dans le football depuis un certain temps. Nous avons toujours voulu être impliqué dans une équipe de Premier League […] Ce qui nous intéresse avec le hockey, et le football est très similaire sur ce point, c’est qu’il y a beaucoup de communications pendant les matchs. Il ne s’agit pas de prestations individuelles comme dans le cas du golf, du cricket ou de la boxe. Le football est un sport d’équipe. Il y a onze joueurs sur le terrain comme il y en a six sur la glace au hockey. Nous apprécions les deux pour cet aspect. Je pense aussi que l’excitation provoquée par le football est dû au fait que chaque équipe peut-être promue ou reléguée. Nous ne retrouvons pas ça dans d’autres sports. » 

Matt Hulsizer, « une grande personnalité » ?

C’est en tous cas ce qu’a déclaré Jack Arena, son ancien entraîneur de hockey lorsqu’il évoluait au Amherst College. En effet, dans des propos accordés au St Louis Post-Dispatch, celui-ci a dressé le portrait de son ancien joueur. « Matt a une grande personnalité et présence. Il travaillait dur lors des matchs et il adorait jouer. Il était toujours au milieu des vestiaires. Le succès que Matt a eu dans le monde des affaires a certainement été phénoménal. Et même s’il aime le hockey, il ne fonce pas tête baissée dans n’importe quelle affaire en raison de son amour pour ce sport. »

Aussi, les raisons qui l’ont poussé à nommer son entreprise « PEAK6 » peuvent éventuellement nous permettre de mieux cerner sa personnalité. On y apprend qu’il a trouvé l’inspiration au milieu des montagnes de Breckenridge dans le Colorado. Le site web de PEAK6 l’explique ainsi : « Il se souvint de quelqu’un qui lui avait dit qu’il fallait six pics pour faire une chaîne de montagnes. Il a été attiré par cette notion de pics et comment ils pouvaient se tenir seuls ou se réunir pour former quelque chose d’encore plus puissant. Cela représentait parfaitement la vision de la nouvelle entreprise. » A travers ce choix, il semble donc que Matthew Hulsizer a voulu prôner une certaine forme de solidarité, valeur indispensable dans le football et plus particulièrement à Saint-Étienne.

Par ailleurs, lui et sa femme ont investi près de 500 00 dollars pour financer une comédie musicale réalisée par David Bryan et qui a remporté deux Tony Awards en 2010. Le sentiment qu’il éprouve, ou du moins qu’il décrit, après avoir gagner le prix peut inciter à l’optimisme quant à ses intentions dans le Forez. « Je ne suis pas vraiment émotif, mais quand nous avons gagné ce Tony Award, je me suis levé, j’ai levé mon poing, et j’ai crié : « Ouais ! ». Ce sentiment valait tout. C’était incroyable. Ce sentiment merveilleux. » Ne peut-on pas y avoir ici des similitudes avec la réaction d’un supporter, d’un joueur ou d’un membre du club à part entière après une victoire ? C’est à vous d’en juger…

3 Responses

  1. Anonyme dit :

    on s’en fout qu’il soit plus riche que mc Court, l’essentiel c’est qu’il réussisse ,le choix des hommes aura son importance et pourquoi ne pas continuer avec gasset qui fait du bon travail, mais surtout valoriser ses joueurs, car les prêts ne sont pas constructifs

  2. noam dit :

    plus riche que mc’courte de Marseille, d’après les information

  3. per dit :

    allons y go! maintenant il faut taper
    les quataris et les quenelles
    le reste on s »en fout .

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