Les débuts de William Saliba passés au crible

Annoncé comme l’un des plus grands espoirs du centre de formation stéphanois, William Saliba a signé son premier contrat professionnel avec l’AS Saint-Étienne le 30 mai 2018 pour une durée de 3 ans (jusqu’en 2021). Régulièrement convoqué avec les A depuis, il a effectué son baptême du feu le 25 septembre dernier face à Toulouse (victoire 3-2). Aujourd’hui, il comptabilise 8 matchs au haut niveau depuis le début de la saison (dont 7 titularisations), l’occasion pour le Talk Show Stéphanois de revenir plus en détails sur les débuts du natif de Bondy.

Solide dans les duels, à l’aise balle au pied

S’il y a bien une qualité qu’a montré William Saliba depuis le début de la saison, c’est bien sa capacité à remporter les duels, que ce soit au sol ou dans les airs. Pour preuve, à l’heure actuelle, il est le cinquième meilleur joueur de Ligue 1 en pourcentage de duels gagnés, à savoir 70,5 %. Selon les chiffres révélés par Opta, il a ainsi gagné 76,9% des duels aériens qu’il a disputé, soit le 9e meilleur total dans le domaine, et 67,7 % au sol (13e meilleur total). Cette aptitude dans le 1 contre 1 s’était particulièrement fait ressentir lors de la rencontre face à l’OGC Nice où il n’avait pas tremblé face à la vitesse et les dribbles d’Allan Saint-Maximin. En témoigne alors le fait qu’il avait pris le dessus sur 100% de ses duels aériens disputés (1/1) et avait réussi 100% des tacles qu’il avait tenté (5/5). Sa précision dans les tacles peut pourtant paraître surprenante pour un grand gabarit comme lui (1m93).

Source : asse.fr

De plus, Saliba semble être un défenseur capable de faire du dépassement de fonction pour apporter offensivement, notamment sur coups de pied arrêtés. Par exemple, lors du dernier match face à Dijon (victoire 3-0), il avait tiré à deux reprises aux buts, dont l’une où il fut à la réception d’un corner de la tête. Mais cet apport offensif ne peut se résumer à cela puisque le numéro 4 des Verts peut également apporter un plus balle au pied. En effet, il n’hésite parfois pas à porter le ballon loin de sa surface pour briser les lignes de pressing adverse, quitte à prendre des risques, une caractéristique attribuée aux défenseurs centraux modernes, comme peuvent l’être Sergio Ramos ou Mats Hummels.

Enfin, comme l’affirme souvent les entraîneurs qui l’ont côtoyé, l’international français U19 est doté d’une belle qualité de relance et animé d’une volonté de jouer vers l’avant. Aujourd’hui, son pourcentage de passes réussies parle pour lui, à savoir 86,3 % sur l’ensemble des 6 matchs qu’il a joué en Ligue 1. Plus encore, il brille par sa justesse dans les passes courtes avec 91,6 % de réussite dans le domaine (il n’en a raté que 15 sur 179 tentées). Aussi, le plus souvent, ces dernières ne sont pas stériles et apportent quelque chose dans la construction du jeu, elles cherchent à casser le bloc adverse, à aller de l’avant… et c’est ce que l’on demande aujourd’hui à un défenseur central de qualité. Malgré tout, pour être encore plus complet, il est nécessaire que le joueur progresse dans son jeu long où il produit encore beaucoup de déchets avec seulement 48 % de réussite dans ses transmissions longues.

Attention aux sauts de concentration…

Cependant, au cours de ses premiers matchs, William Saliba a également commis plusieurs erreurs de concentration, conduisant à des buts adverses. Par exemple, le 5 décembre dernier, lors de la rencontre face aux Girondins de Bordeaux (défaite 3-2), il est coupable sur deux des trois buts encaissés par les Verts. Sur le deuxième but bordelais, il est difficile de lui jeter la pierre car il provoque malencontreusement un penalty pour une faute de main, accordé généreusement par l’arbitre. Néanmoins, sur le troisième, alors que les stéphanois tenaient le point du match nul dans le temps additionnel, il lâche son marquage sur corner, laissant ainsi Pablo reprendre le ballon de la tête et inscrire le but de la victoire pour les Girondins. De la même manière, en Coupe de la Ligue face à Nîmes, alors que l’on joue la 90e minute et que l’ASSE mène 1-0, il est pris de court sur un ballon en profondeur et laisse Denis Bouanga filer dans son dos, contrôler dans la surface, s’ouvrir l’angle du but et ajuster Stéphane Ruffier. Deux buts intervenant dans le « money time » sur lequel le défenseur de 17 ans est fautif, ce qui prouve qu’il a encore du mal à rester constant sur l’intégralité d’un match et que c’est un point sur lequel il doit progresser.

Par ailleurs, il est également coupable sur le second but inscrit par Jonathan Bamba lors de la défaite des Verts face au LOSC (3-1). En effet, si dans un premier temps il gère bien l’appel en profondeur de l’attaquant Lillois, malgré le placement hasardeux de la défense, il manque ensuite d’un peu d’agressivité pour empêcher l’ancien stéphanois de tirer au but. C’est là aussi un point sur lequel il doit encore progresser, même s’il ne s’agit pas véritablement d’une lacune. Enfin, pour finir, il semble qu’il pourrait également s’améliorer dans la façon dont il utilise son corps pour contrer les tentatives des attaquants adverses lorsque ceux-ci sont en position de frappe. Mais là encore, cet aspect de son jeu ne constitue pas un défaut rédhibitoire.

Source : But Football Club

Pour conclure, il est clair que William Saliba est un jeune joueur qui ne manque pas de talent. Plutôt doué techniquement et à l’aise dans la relance, il a le profil type du défenseur central moderne. Malgré tout, il lui reste encore des progrès à faire, ce qui est logique étant donné qu’il n’est âgé que de seulement 17 ans. Il doit notamment gagner en concentration, ce qui est finalement un défaut assez récurrent chez les jeunes défenseurs. Ses débuts n’en restent pas moins convaincants et il est clair que s’il met tout en œuvre pour réussir, il devrait réaliser une belle carrière.

1 Response

  1. thierry dit :

    perrin continu a vascille saliba doit etre conserve il est tres perfectible …

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