Hamouma à coeur ouvert

Arrivé en 2012 à l’AS Saint-Étienne en provenance de Caen, Romain Hamouma vit l’une de ses saisons les plus difficiles avec les Verts. Fustigé d’être l’un des principaux responsables de la défaite historique du derby, accablé par les blessures à répétition et ne répondant pas à son rôle de leader attendu, l’ailier de 30 ans n’aura que trop peu peser jusqu’à présent lors de ce championnat 2017-2018. Mieux dans ses baskets depuis quelques matchs, l’ancien Caennais est revenu pour Le Progrès sur ces nombreux mois douloureux pour lui tant physiquement que psychologiquement.

Un Hamouma retrouvé face à l’OM pour effacer de longs mois de frustration

« Cela faisait longtemps, en tout cas, que je n’avais pas eu un match comme ça. Cela m’a fait du bien. J’ai pris du plaisir. J’ai vécu une grosse période compliquée. Notamment après le derby qui a été très dur à vivre pour le groupe et pour moi personnellement parce que j’ai été directement impliqué. J’avais perdu la confiance. Le plus difficile fut d’assister aux matchs. Beaucoup de choses ont découlé du derby et je m’en suis senti un peu responsable. L’équipe était dans le doute, au fond du trou, les tribunes se vidaient et moi, j’étais impuissant.
L’ASSE est mon club de cœur et je ne pouvais pas l’aider. Cela me peinait. Ce fut une frustration totale. Dans ces périodes, on a du mal à rehausser son niveau de jeu pour porter l’équipe. »

Un derby traumatisant 

« Après ma blessure je suis rentré aux vestiaires directement. J’étais dépité, déçu aussi de laisser le groupe comme ça. Dans ces moments-là, on se sent très seul. Je cognais dans tout ce qu’il y avait autour de moi. J’étais fou ! Cela a été très très long pour que je m’en remette. L’action (du corner) était très présente. J’ai évité de la regarder parce que cela me touchait. Étant blessé au quadriceps, je n’ai pas eu la possibilité de me rattraper pendant deux mois. Psychologiquement, ce fut dur à vivre. J’entendais des choses qui me dépassaient. Comme quoi j’aurais fait semblant de me blesser. On ne peut pas me reprocher de ne pas être professionnel. Je donne le maximum pour mon club. Ça m’a touché. J’ai dû me mettre dans une bulle pour faire le vide. »

Le renouveau de ce début d’année

« L’arrivée du coach. Jean-Louis Gasset a apporté énormément au groupe. Il est serein, il sait où il veut aller. Avec lui, il n’y a pas de détour. Il vous dit les choses. C’est très droit. Après bien sûr, l’apport des recrues est primordial. De par leur expérience, leur envie et leurs qualités, elles amènent un souffle nouveau. Et puis la concurrence, il n’y a rien de mieux. Je suis le premier à en demander. Ça galvanise les hommes et ça fait progresser le club. Le groupe vit vraiment bien. Vendredi dernier, le public nous a poussés. C’est comme ça que j’ai connu Saint-Etienne et que je veux le revoir. »

Une fin de carrière voir même une reconversion chez les Verts ?

« J’aurai presque vécu plus de temps ici que chez moi. Je me suis fait des amis, mon fils est heureux d’aller à l’école à Saint-Étienne. Pouvoir prolonger l’aventure et terminer ma carrière chez les Verts, c’est un véritable bonheur. Oui j’ai déjà entamé certaines démarches pour mon après-carrière mais c’est encore un peu loin. J’ai quelques idées en tête mais entre le foot et la vie de famille, pour l’instant, j’ai un peu mis ça de côté. J’aimerais bien avoir une certaine proximité avec les joueurs, pouvoir transmettre des choses. »

 

 

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