Et Moussa Dembélé mit fin à la saison stéphanoise…

Ce n’était plus arrivé depuis la saison 2011/2012. La première fois, de la faute de Jimmy Briand (82e) et Yoann Gourcuff (91e). La seconde, à cause d’un certain Bafétimbi Gomis (80e). En effet, depuis ces deux soirées, l’ASSE n’avait plus perdu les deux derbys en championnat. C’est désormais chose faite cette saison avec une défaite 1-0 dans l’antre lyonnaise et une cruelle désillusion à la 95e minute sur une tête de Moussa Dembélé.

Depuis, le marasme

Faisons le bilan. Depuis ce 20 janvier, l’AS Saint-Etienne a disputé 9 matchs (8 en Ligue 1, 1 en Coupe de France). Le bilan est catastrophique :

  • 6 défaites, 2 victoires et 1 nul (7 points sur 24 possibles en championnat, l’ASSE est 17e de Ligue 1 depuis le 20 janvier !).

 

  • Une humiliation 3-6 à domicile contre Dijon avec une équipe qui abandonne le match et se fait mener 1-5 devant son public après avoir perdu le derby 3 jours auparavant !

 

  • 8 buts inscrits (5 sur les 8 derniers matchs de L1, 14e attaque).

 

  • 17 buts encaissés (11 buts encaissés en L1, 15e défense avec Toulouse, Caen et Nîmes).

 

  • Un goal average qui s’effondre : -6, le 3e pire total de Ligue 1.

 

  • 10 jaunes et 4 cartons rouges (et 2 expulsions pour Gasset) : l’ASSE est l’équipe qui a pris le moins de jaunes… mais le plus de rouges.

Enfin, elle doit aussi compter sur la perte d’Ole Selnaes pour accentuer un peu plus les difficultés. Rajoutons à cela un mercato peu convaincant (départ de Selnaes, Camara et Dioussé, remplacés par… Aït Bennasser, arrivée de Vada) et des blessures qui s’accumulent (KMP, Silva).

Un effondrement logique ?

Cela fait plusieurs mois que l’ASSE inquiète. Médiocre dans le jeu, l’équipe n’a jamais dominé sans inquiétude un match. Même les victoires face à Monaco ou contre le FC Nantes étaient en trompe l’œil si l’on regarde à nouveau ces rencontres et que l’on considère la maladresse de Falcao ou de Pallois.

Aujourd’hui, l’ASSE compte 43 points. Elle est devancée par l’OM, qui a connu une crise importante (1 victoire en 8 matchs de championnat entre décembre et février) et au goal average par le promu rémois (qui avait 9 points de retard sur Sainté à la 20e journée). Derrière, le souffle de Montpellier, qui n’a gagné que 2 matchs depuis le 4 décembre, se fait sentir (1 point de retard), tandis que Rennes peut revenir à égalité de points avec l’ASSE grâce à son match en retard contre Nîmes (Sainté avait 9 points d’avance sur les Bretons début décembre). Même Nice n’est plus qu’à 3 points des Stéphanois…

Contre le top 4 (Paris, Lille, Lyon et Marseille), l’ASSE s’est clairement faite mal traitée. Elle ne compte qu’1 victoire bien difficilement acquise contre l’OM (3 points sur 24 possibles). Surtout, elle affiche 15 buts encaissés  pour 4 buts marqués en 8 matchs… L’ASSE n’a jamais véritablement existé dans ces matchs alors qu’elle avait face à elle un Paris Saint-Germain bien diminué au retour et un OL très faible. De plus, l’addition aurait pu être beaucoup plus lourde, notamment contre Lille qui a eu 6 occasions franches. Plus grave encore, contre le top 10 actuel, l’ASSE ne compte que 2 victoires supplémentaires (Strasbourg et Reims à domicile) pour 4 nuls et 1 défaite : 13 points sur 45 possibles contre le top 10 (10 points sur 21 face aux équipes de la 5e à la 10e place).

La plupart des victoires, et même, des occasions stéphanoises proviennent des exploits d’un seul homme : Wahbi Khazri. Ce n’est pas une coïncidence si l’ASSE sombre depuis que son buteur ne trouve plus les chemins du filet. Trop longtemps, le jeu stéphanois s’est résumé à donner le ballon au Tunisien en espérant un but venu d’ailleurs (Monaco, Marseille) ou un débordement (contre Lyon dernièrement). L’ASSE n’a pas de plan de jeu, pas de combinaisons, pas de mouvement, pas d’identité.

Gasset, où te caches-tu ?

Loué en juillet dernier, Jean-Louis Gasset voit sa côte diminuer du côté de Saint-Etienne. Si tous les supporters ont encore en tête la fantastique remontée initiée par ses soins à partir de janvier 2018, peu d’entre eux se souviennent que le jeu de l’ASSE n’était pas très esthétique. L’essentiel n’était pas là : le club était en péril. En juillet, Gasset a obtenu beaucoup. Ses cadres ont été prolongés. Rémy Cabella a été définitivement rapatrié dans le Forez. Il a obtenu son attaquant de pointe de haut niveau avec Khazri. Gasset a le meilleur effectif de l’ASSE depuis bien longtemps. Si la profondeur de banc n’est pas bonne, son équipe type surpasse largement les anciens effectifs où le buteur était Erding, Roux, Soderlund ou Van Wolfswinkel. Et, toutefois, le jeu est toujours aussi mauvais et ennuyeux. Les supporters ne prennent plus de plaisir devant les purges infligées. Malheureusement, aujourd’hui, beaucoup adoptent une vision comptable du football : peu importe la manière, il faut gagner. C’est là oublier l’essence même du football et sa majesté. C’est aussi oublier que si les victoires restent dans le palmarès, le style perdure dans les mémoires.

Et pourtant, un homme échappe aux critiques : ne se remettant jamais en cause, Gasset accuse tour à tour l’arbitre et ses joueurs. Or, il n’est pas étranger à cela : certains choix incompréhensibles (persister avec Diony, placardiser Beric, faire de Subotic un titulaire indiscutable, etc) ne passent plus. Les coupes ont été négligées : la performance en Coupe de la Ligue à Nîmes restera sans doute l’une des pires de la décennie sans parler de l’humiliation historique contre Dijon. Si l’ASSE poursuit sur cette dramatique lancée, la saison stéphanoise pourrait bien être finie très prochainement et la fin de saison pourrait s’avérer très longue. Le football est aussi parfois affaire d’immédiateté : si Gasset veut conserver la bonne image qu’il a légitimement acquise dans les têtes stéphanoises, il doit aussi assumer sa part de responsabilité dans une saison qui pourrait bien être très décevante à tous les niveaux.

1 Response

  1. ou-rabah dit :

    Apres l equipe n est pas si bonne que ca:hamouma et perrin qui ont porte le club sont finis.
    cabella est tres mauvais depuis la fin de la saison derniere.seuls 4 joueurs sortent du lot kazri,ruffier,m vila et debuchy.
    les dirigeants qui se vantaient d avoir casse la tirelire se sont empresses de brader selnaes.
    au passage total des ventes (djanko 3 pajot1 ronael pierre gabriel6,5 et selnaes 10=20,5millions soit plus que les achats de kazri et cabella,les autres sont en pret…..comme quoi les investissements s averent bien maigres quand on y regarde de plus pret….
    pour un peu ca rappellerait macron qui regle le probleme des bas salaires en tappant dans le budget de l etat donc nos impots.
    mais le football n a bien evidemment rien a voir avec la politique…

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