Caiazzo pense que l’ASSE va « franchir un palier »

Dans une interview accordée au Progrès et à Didier Bigard, Bernard Caiazzo détaille un peu plus les raisons de la vente de l’ASSE et les ambitions des repreneurs américains.

Pourquoi vendre ?

« Tous les clubs importants ont fait appel à des investisseurs. On ne peut pas avoir un avenir au plus haut niveau si on n’appartient pas à des groupes fortunés. Ce que fait l’ASSE depuis quelques années, c’est surperformer mais si on veut aller dans le big 4 ou big 5, il faut plus. On peut passer par des prêts avec des taux d’intérêt élevés. L’autre solution est d’être racheté. On l’a préférée parce qu’il y a un projet ambitieux et qu’on est à un moment important. On aime le club, on a envie de donner du bonheur aux gens mais si on n’a pas les moyens de mettre 100 M € par saison, on sera complètement dépassé. »

Quel prix de vente ?

« D’abord, il faut être conscient que l’argent n’ira pas dans nos poches mais dans des sociétés qui ont leur propre vie, investissent. On aurait pu attendre pour vendre beaucoup plus cher mais ce n’était pas notre démarche. »

Pourquoi ce projet en particulier ?

« Nous avions trois prétendants sérieux et la réussite de l’OM m’a beaucoup fait réfléchir. Je connais bien la façon de travailler des Américains. Ce qui compte, c’est l’organisation. J’aime leur approche du sport très pro, les valeurs qu’ils développent. Ils ne sont pas prêts à tuer père et mère comme certains dans le football français. Ils sont pragmatiques. Ils sont déjà dans le foot, ils ont une puissance financière largement équivalente à McCourt et leur discours est celui d’un football moderne. Ils ont un projet très intéressant, un patron très humble qui ne cherche pas du tout la lumière, aime beaucoup le foot et veut faire de l’ASSE son club phare en Europe. Nous, on a réinstallé le club en L1, on l’a remis en Europe, eux vont lui faire franchir un palier. Si on n’avait pas senti cette perspective de développement, on n’aurait pas traité. »

Des bouleversements en interne ?

« Rappelons que nous n’en sommes qu’au stade de la promesse de vente. Les acquéreurs américains ont été très respectueux avec le staff qu’ils ont croisé. Je dis seulement qu’il faut garder cette dynamique. Jérôme de Bontin m’a fait très bonne impression. Il est honnête, pro, rigoureux, franc – j’aime la franchise – et a une très bonne connaissance du football. Maintenant, il devra bien apprendre à connaître l’environnement stéphanois. [Frédéric Paquet] travaillera avec Jérôme. Ils sont très complémentaires, j’en suis sûr. On ne peut pas tout découvrir, refaire le coup de Lille avec un nouveau président, directeur sportif, entraîneur. Je n’imagine pas qu’ils fassent table rase du passé même si certains se voient déjà venir. Je vais être assez direct avec De Bontin, lui dire de ne pas repartir avec une feuille blanche. Il aura déjà bien à faire avec le chantier des joueurs. »

Quel budget ?

« Ce n’est pas à moi d’en parler mais ils veulent viser le big 5 et ce n’est pas avec le budget de Caen ou Angers qu’on y parvient. Ils ont 15 jours pour présenter leur projet et ensuite passer devant la DNCG qui a le pouvoir de tout bloquer après avoir été échaudée par Lille. « 

4 Responses

  1. Lagrave dit :

    Hate de voir ce projet se concretiser !

  2. Lagrave dit :

    Qui vivra verra ,!

  3. Anonyme dit :

    Je serai vraiment ravi de voir mon club de coeur pouvoir à nouveau disputer le titre en ligue 1,mais j’espère surtout qu’on ne fasse pas les mêmes bêtises de Lille

  4. noam dit :

    on verra oui j’y crois l’asse sera en ligue des champions dans 3 ans, enfin on va dire

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