Pour Caiazzo, « La négociation avec Peak6 a perturbé l’équipe »

Le coprésident de l’ASSE, Bernard Caiazzo, a accordé aujourd’hui une interview aux Echos, dans lequel il fait le point sur l’état du football français mais aussi plus spécifique sur l’AS Saint-Etienne.

Une amélioration du football français

« Nous avons, c’est certain, des paramètres d’amélioration. Mais nous sommes encore loin des championnats voisins. Sur le plan sportif, le gros problème du football français, c’est comment faire pour que nos meilleurs clubs aient, sur le plan international, des résultats comparables à ceux de l’équipe de France. Au cours des vingt dernières années, les Bleus ont fait cinq finales pour 11 grands événements – Mondial et Euro -, et ont remporté 3 victoires. Sur la même période, 41 coupes européennes ont été disputées. Les clubs français ont été quatre fois en finale, et ce fut quatre échecs. Il y a là un paradoxe, une anomalie. Tout le travail du foot « pro » doit viser à ce que nos meilleurs clubs puissent rivaliser avec l’élite européenne.

Nos meilleurs clubs, à l’exception de Lyon avec son stade, relèvent du mécénat. On note toutefois une amélioration depuis quelques années, due à des gens qui investissent lourdement. L’arrivée d’investisseurs étrangers a « boosté » la Ligue 1. Au-delà de Bordeaux, beaucoup d’autres investisseurs s’intéressent aujourd’hui au foot français. »

Le cheval de bataille de Caiazzo : les cotisations sociales

« L’augmentation de nos droits télé à l’international est un enjeu important. Nous sommes à 70 millions d’euros quand les Allemands et les Italiens sont à 400 millions (les négociations par club sont en cours outre-Rhin, et les droits de la Serie A italienne ont été vendus pour 371 millions d’euros, NDLR). Quant aux Anglais, ils sont sur une autre planète avec plus d’un milliard. Ceci étant, le problème du différentiel de charges sociales reste posé. On va encore dire que je fais la pleureuse mais, à niveau égal de salaire, un club comme Saint-Etienne paie plus de charges que l’ensemble des clubs allemands, qui bénéficient d’un forfait. De même, le PSG paie 100 millions de charges sociales par saison, un montant que le Real et le Barça réunis ne paieront jamais ! En Espagne, le forfait c’est 13.000 euros par an par joueur. »

Un changement de stratégie à l’ASSE

« La négociation avec Peak6 Investments a perturbé l’équipe lors de la dernière saison et, peut-être, coûté une place européenne. La nouvelle saison est désormais engagée, et nous ne pensons plus à d’éventuels investisseurs. Nous avons doublement changé de stratégie, en procédant à un emprunt auprès de nos banquiers habituels, afin d’investir dans notre effectif pour garder nos joueurs bons et expérimentés, et en anticipant une perte d’exploitation sur l’exercice. C’est un changement radical assumé. Nous avons dû nous aligner sur le marché et, du coup, notre masse salariale augmentera de 25 % cette saison. Après huit années positives, l’AS Saint-Etienne enregistrera donc une perte d’exploitation. Si nous investissons, c’est que les paramètres de développement sont bons. Nous pensons avoir une équipe compétitive, qui aura en outre sur le banc cinq jeunes issus de notre centre de formation. « 

4 Responses

  1. COLLARD dit :

    Il est suffisamment bon menteur pour faire un excellent membre du gouvernement !!!

  2. Anonyme dit :

    Ok c de la faute a peaks 6 si on a pas jouer l europe? C un SKETCH c a cause de 2 presidents radin et qui ont des copains Wantier cote rocheteau sui servent a rien et qui sont incompetent avec un recrutement desastreux du debut de saison voika prk on a pas joué l europe

  3. Anonyme dit :

    HONTEUX

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