Le 20 février dernier, l’ASSE annonçait une nouvelle qui en surprenait plus d’un : Robert Beric, son attaquant slovène, prolongeait son contrat de 3 ans dans le Forez. Depuis ? Un match entier sur le banc pour le déplacement à Dijon et une rentrée à la mi-temps dans un match déjà perdu au Vélodrome.

Des miettes pour Beric

Jean-Louis Gasset a tranché après quelques tâtonnements en début de saison : Wahbi Khazri sera son numéro 9. Celui qui était il y a 2 ans la recrue phare de Saint-Etienne à ce poste, Lois Diony, n’a jamais vraiment donné satisfaction à ce poste. L’ancien de Dijon est donc exilé sur un côté bon gré mal gré. Privilégiant au départ un système avec 1 pointe entourée de 3 joueurs offensifs (2 ailiers) et un milieu central avancé (Cabella) pour organiser le jeu, Gasset évolue en cours de saison pour passer à un 3-5-2. Toutefois, alors que ce système pourrait être favorable à Beric, le joueur ne va que très peu avoir sa chance.

Or, Robert Beric est un pur renard des surfaces : le joueur n’a pas de polyvalence. Il doit être installé au poste d’avant-centre ou sur le banc : ses qualités et ses défauts n’en font absolument pas un ailier. La réussite de Wahbi Khazri (13 buts et 5 passes décisives toutes compétitions confondues) ne créent pas de concurrence à l’unique poste d’avant-centre disponible. Et, lorsque Gasset change de système et joue en 3-5-2, il utilise Romain Hamouma (contre Rennes, l’OL) ou Lois Diony (contre l’OM) comme attaquants tandis que Beric se morfond sur le banc.

Ainsi, Beric doit se contenter des miettes cette saison après avoir été un artisan de la remontée en deuxième partie de saison dernière. Le Slovène ne compte que 3 titularisations (contre Rennes, à Nice et contre Strasbourg) en 27 matchs de championnat. Surtout, il n’a disputé qu’1 seul match entier (contre Strasbourg : 1 but et 1 passe décisive) puisqu’il est remplacé dès la mi-temps contre Rennes et à la 67e minute à Nice. Le reste est dérisoire : 400 min de jeu en championnat, parfois même humiliantes (4 min à Montpellier, 9 min contre le PSG alors que l’équipe perd 4-0, 5 min à Bordeaux). Au total, Beric a disputé cette saison l’équivalent de 4 matchs et demi !

Beric, un bouche-trou de luxe ?

Le 13 février 2019, l’ASSE reçoit Strasbourg, un concurrent direct. L’équipe a pris l’eau la semaine précédente à Rennes (3-0), a fait le nul contre un Nantes très faible auparavant (1-1) et rejoue surtout à domicile pour la première fois après le 2e derby perdu de la saison (2-1). Gasset doit composer avec l’absence de deux joueurs offensifs, Lois Diony et Romain Hamouma. Le coach stéphanois décide alors de faire de Robert Beric l’attaquant de pointe aux côtés de Wahbi Khazri. Un choix payant puisque Beric est impliqué sur les deux buts de l’AS Saint-Etienne.

4 jours plus tard, l’ASSE reçoit le PSG. Et Jean-Louis Gasset remet alors Beric sur le banc pour utiliser une énième fois Hamouma comme 2e attaquant. Beric rentrera à 20 min de la fin dans un match où l’ASSE n’aura jamais existé. Le 22 février, Sainté se déplace à Dijon. Encore une fois, le Slovène reste sur le banc durant tout le match. Diony, dont la dernière passe décisive remonte à la 1ère journée et le dernier but au 16 décembre, est toujours titularisé. Rebelotte contre l’OM où c’est Romain Hamouma, toujours décevant à ce poste, qui est titularisé. L’international slovène joue 45 min dans une équipe qui a déjà abandonné tout espoir de résultat.

Ainsi, avec seulement 400 min de jeu, Beric compte 3 buts et 1 passe décisive en Ligue 1 (décisif toutes les 100 min). Lois Diony, avec 1545 min de jeu, est à 5 buts et 1 passe décisive (décisif toutes les 257 min). Romain Hamouma compte 848 min de jeu, 2 buts et 0 passe décisive (décisif toutes les 424 min). Même Wahbi Khazri est moins décisif que Beric : avec 12 buts et 3 passes en 2151 min disputées, il est décisif toutes les 141 min !

Pourquoi prolonger à l’ASSE ?

Dans cette situation, et alors que Jean-Louis Gasset ne compte absolument pas sur lui, pourquoi Beric a-t-il prolongé son contrat de 3 ans à l’ASSE ? Plusieurs hypothèses sont probables ici à mon sens :

  1. Beric a eu la garantie qu’il aurait du temps de jeu la saison prochaine ou au moins que la concurrence serait saine avec le départ de Gasset et l’arrivée d’un nouveau technicien.
  2. Beric se plait dans cette situation et n’a pas eu d’offres intéressantes.
  3. Beric aime véritablement l’ASSE et a prolongé afin de ne pas partir libre en juin prochain.

Seul l’avenir et notamment le mercato estival pourra nous en dire plus sur cet épineux dossier qui interroge tous les supporters stéphanois. Toutefois, sa gestion lors de la saison 2018/2019 restera un mystère…

4 thoughts on “Beric, une situation qui interroge

  1. Les constats de la saison peuvent deja etre dresses
    1/toute l annee l equipe aura paru etre en rodage
    2/les ambitions de jeu entrevues l an passe se sont dissoutes
    3/effectivement on ne comprend plus trop les compos:notamment la confiance indefectible en cabella et le traitement de beric
    4/gasset a vraiment du mal a faire confiance aux jeunes:nordin joue tres peu,saliba n a pas assez de temps de jeu,benkedim et rocha santos n ont jamais eu leur chance

  2. Gasset a des choix vraiment difficile a comprendre !surtout quand on voit qu’ il fait jouer cabella tous les matchs alors qu’il n apporte absolument rien et ne fait que ralentir le jeu.On prête Wagner parce qu’ il n est pas bon et comme par hasard il marqué but sur but !!!

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