Les confidences de Paquet : « J’ai le sentiment de reprendre le contrôle de notre activité »

Alors que l’AS Saint-Etienne est en pleine période de trêve internationale, Frédéric Paquet a profité de l’absence de compétitions pour se confier dans un entretien accordé au quotidien Le Progrès. Le directeur général du club ligérien y évoque notamment le tournant majeur que s’apprête à prendre l’ASSE. Aussi, ce dernier est revenu sur plusieurs dossiers compliqués survenus lors du dernier mercato stéphanois…

L’ASSE en plein renouveau ?

« Ce qui saute aux yeux, c’est qu’il y a deux piliers forts à l’ASSE, cet engouement, un club populaire ancré avec un soutien très fort et cette notion de résultat de compétitivité. L’ADN ne doit pas changer, par contre il faut le préparer à une évolution et au futur. On doit savoir comment les gens le vivent et on va démarrer des enquêtes pour savoir ce qu’ils attendent. »

« On est aussi dans une phase de rénovation. On a des bâtiments âgés, des terrains plus adaptés. Les installations ont vingt ans. On va rénover le centre de formation pour se rapprocher des autres, pour rester attractif, concurrentiel. Dès la fin du championnat, on va attaquer la remise en état des terrains. L’idée c’est d’être prêt pour la saison prochaine. J’ai le sentiment de reprendre le contrôle de notre activité alors que j’ai eu l’impression de subir pendant quelques mois. C’est que c’est un travail en commun, pas de Paquet tout seul. »

Un recrutement enfin à la hauteur des attentes ?

« L’explication est simple. Il faut juger les gens en fonction de leurs compétences et de leurs moyens. C’est pour ça que je reste convaincu que David Wantier a des qualités. Il n’avait pas forcément ces moyens, une cellule qui était inexistante. Sans yeux pour travailler, c’est compliqué. Il a subi le fait de voir quatre entraîneurs. On a travaillé, ça commence à aller mieux. Avec les deux mercatos, on a pratiquement changé toute l’équipe. Recruter, ça demande beaucoup d’échanges. »

Les échecs du dernier mercato

  • Le cas Jonathan Bamba

« Je maintiens que Jonathan a toujours exprimé son envie de rester et il s’est comporté de façon réglo. Son entourage a eu une grosse influence. On s’est trouvé face à un mur. C’est dommage pour le club. Il a explosé très tard. L’entraîneur avec qui il est aujourd’hui n’était peut-être pas forcément convaincu il y a un an. »

  • Le cas Cheikh M’Bengue

« Il y a très peu de joueurs qui ont refusé de partir. À chaque fois que Cheikh M’Bengue a eu une opportunité, il a répondu présent et pour une raison indépendante de sa volonté, ça ne s’est pas fait. Au moins deux clubs ont changé d’option. Il a fait des efforts et en plus, il est irréprochable. »

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