Les confidences de Subotic : « À Saint-Étienne, le cœur de la ville bat pour l’équipe »

Arrivé l’hiver dernier dans le Forez en provenance du Borussia Dortmund, Neven Subotic n’a pas mis beaucoup de temps à s’imposer comme un incontournable du onze de départ stéphanois. Auteur d’une seconde partie de saison réussie aux côtés de Loïc Perrin, le défenseur serbe s’est confié dans un entretien accordé à l’émission Auffe Ohren. Il en a profité pour évoquer sa décision de rejoindre l’ASSE, les performances de l’équipe depuis son arrivée ainsi que la ferveur du peuple vert.

Pourquoi avoir choisi de rejoindre les Verts ?

« Ce qui a parlé pour Saint-Étienne ? L’exigence de la Ligue 1. On a vu avec les joueurs qui sont venus de Ligue 1 en Bundesliga qu’elle produit de très bons joueurs, athlétiques et rapides. Pour un défenseur c’est intéressant. D’autre part, le championnat est assez équilibré, à part Paris et les deux ou trois clubs qui peuvent investir de l’argent à volonté. Plusieurs critères de choix entrent en ligne de compte au moment de peser les offres. Le plus important est l’entraîneur, j’ai besoin de savoir qu’un entraîneur me veut et sait ce qu’il attend de moi. Ensuite la stabilité de l’équipe sur les dernières saisons et son rayonnement en tant que club. La ville en elle-même n’a pas une grande importance. Pour certains ça peut être un facteur décisif de jouer dans une ville hyper attractive, mais pour moi le football est prioritaire. Je pourrais jouer dans les bois s’il le fallait ! »

Une adaptation réussie ?

« C’était important pour moi de m’intégrer rapidement dans le groupe mais c’était tout aussi important pour le groupe de m’intégrer, car nous avions tous le même objectif. C’est toujours pareil quand tu arrives dans une nouvelle équipe, il faut tout de suite se faire respecter, se montrer à l’entraînement, commencer à engueuler les mecs […] Les premiers jours je savais juste dire « ça va ». Maintenant ça va de mieux en mieux. Je comprends à peu près 80 % de ce que les gens disent. Surtout l’entraîneur, qui parle très lentement, ça aide beaucoup. »

Une saison à deux visages  ?

« L’équipe en elle-même affiche une certaine stabilité depuis 8-9 ans, toujours à tutoyer l’Europe. Les matchs allers ont été mauvais après le changement d’entraîneur mais l’équipe a prouvé qu’elle avait les qualités pour partir à la chasse aux points et accomplir une remontée au classement […] Cette remontée m’a procuré du plaisir, c’était un beau défi à relever […] Évidemment, je n’étais pas venu pour rester seizième toute la saison […] On peut être fier de n’avoir perdu que deux matches sur les seize derniers. En plus nous avons encaissé peu de buts. Je pense que sans ce début de championnat catastrophique, nous aurions terminé beaucoup plus haut au classement, mais on ne peut rien y changer. Le nouvel entraîneur a apporté de la stabilité, il possède de grandes qualités humaines, il donne du plaisir aux joueurs. L’environnement du club donne du plaisir aussi. »

Une ferveur populaire importante ?

« A Saint-Étienne, le cœur de la ville bat pour l’équipe de foot. C’est une ville ouvrière et minière, ce qui lui fait un point commun avec Dortmund. L’équipe a une vraie histoire, elle existe depuis 1933, ce n’est pas comme certains clubs qui ont commencé à se construire très récemment. Le stade est plein pour les grands matches, parfois il y a un peu moins de monde, mais les deux tribunes d’ultras sont comparables avec la Südtribune de Dortmund, sauf qu’il y en a deux et que les supporters sont à fond tout le temps, ce qui est vraiment cool ! En plus ils sont très présents à l’extérieur, beaucoup plus que les supporters adverses qui viennent chez nous. Ce sont les meilleurs fans de France avec ceux de Marseille à ce qu’on m’a dit. Il y a une vraie culture foot à Saint-Étienne, née avec les succès dans les années 70 où toute la France était derrière le club. »

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