Loïs Diony revient sur son passage raté dans le Forez

Après 6 mois très compliqués sous le maillot vert, Loïs Diony a rejoint Bristol City sous forme de prêt avec option d’achat en janvier dernier. Dans un entretien accordé à notre partenaire Peuple Vert, l’ancien dijonnais est revenu sur sa première partie de saison effectuée dans le Forez.

Les raisons de son échec à Saint-Étienne

« Les supporters étaient derrière moi au départ mais l’équipe a traversé une période difficile. Nous perdions chaque week-end. Le premier joueur qui a pris la critique c’était moi, mais ce n’était pas seulement de ma faute, je ne jouais pas seul ! Il y a aussi Óscar Garcia, qui est parti au bout de quatre mois et qui a essayé de tout changer me concernant, sur et en dehors du terrain. J’ai perdu beaucoup de confiance à cause de ça. La confiance est importante pour un attaquant. Si je sens que l’entraîneur n’a pas confiance en moi, bien évidemment que ça va m’affecter. Tout allait bien avec Jean-Louis Gasset depuis son arrivée, mais dans mon esprit j’avais déjà pris la décision de partir en janvier, donc il n’y avait rien qu’il puisse faire pour me faire changer d’avis. »

Rejoindre les verts, un départ précipité ?

« Parfois je m’assieds dans mon lit et j’y pense. J’avais même d’autres clubs et d’autres opportunités que Saint-Étienne, mais je voulais rejoindre un club avant le début de la saison. Saint-Étienne m’a offert cette chance, alors que d’autres clubs… [il coupe] …peut-être aurais-je dû les attendre le temps qu’ils aient l’argent nécessaire. Je ne voulais pas effectuer la préparation de la nouvelle saison avec Dijon et partir. Mais en y repensant, j’ai peut-être pris ma décision trop rapidement. »

Le comportement des supporters stéphanois

« Au début, les supporters t’aident, même quand ça ne va pas. Ensuite, ils t’attaquent pour une simple perte de balle… Je me suis toujours donné à 100% pour l’équipe, mais le fait de ne pas marquer de but n’a jamais cessé de faire de moi une cible pour les supporters. Lors des cinq ou six premiers matchs, je n’ai pas eu la chance de marquer. Quand j’y repense, je n’ai pas eu beaucoup d’occasions de marquer. A l’époque l’équipe était en difficulté. Peut-être en ai-je trop fait. Les joueurs ont besoin de soutien. Si tu ne te sens pas aimé, ça devient difficile de tout donner. »

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